Une longue souffrance pour des êtres sensibles
La souffrance commence dès la capture. Comme la pêche a lieu au printemps, les homards peuvent être entassés jusqu’à 9 mois dans des homariums, les pinces ligaturées. Transportés verticalement dans des caisses, ils finissent en Belgique dans des bassins surpeuplés ou, pire encore, posés vivants sur de la glace, ce qui provoque une lente agonie.
Un calvaire en cuisine
Les homards sont souvent ébouillantés vivants ou coupés en deux sans étourdissement, alors même qu’un homard plongé dans l'eau bouillante peut rester vivant et conscient pendant 1 minute, voire 2 à 3 minutes pour les plus gros spécimens.
Et contrairement à une idée tenace, leur capacité à ressentir la douleur est désormais solidement démontrée. Les travaux de la chercheuse Lynne Sneddon (Université de Gothenburg), tout comme la Déclaration de New York sur la conscience animale (2024), confirment que les homards ressentent bel et bien la douleur.
L’opinion publique est heureusement de plus en plus sensible au sort des homards: selon une enquête IPSOS réalisée à la demande de GAIA en 2020, plus de 4 Wallons et Bruxellois sur 5 savent que les homards souffrent lorsqu’ils sont cuits vivants. Une autre enquête IPSOS de 2024 montre que 74 % soutiennent une interdiction de ces pratiques.