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9 Décembre 2025

Alors que les fêtes approchent, GAIA rappelle une réalité souvent passée sous silence : derrière chaque homard servi à table se cache des souffrances intenses, évitables et scientifiquement établies.

Et la Belgique joue un rôle central dans cette cruauté. Rapporté au nombre d’habitants, notre pays est le plus grand consommateur de homards au monde — un titre dont il y a peu de quoi se vanter.

La Belgique, championne de la souffrance des homards

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Chaque année, la Belgique importe environ 7,4 millions de homards, dont plus de 4 millions arrivent vivants. Cela représente en moyenne 0,63 homard consommé par habitant et par an, soit plus d’un demi-homard par personne — un niveau de consommation parmi les plus élevés au monde.

Par ailleurs, en cinq ans, les importations ont explosé : de 5,35 millions en 2019 à 7,40 millions de homards en 2024, une hausse de 38 %, révélant une tendance alarmante.

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Une longue souffrance pour des êtres sensibles 

La souffrance commence dès la capture. Comme la pêche a lieu au printemps, les homards peuvent être entassés jusqu’à 9 mois dans des homariums, les pinces ligaturées. Transportés verticalement dans des caisses, ils finissent en Belgique dans des bassins surpeuplés ou, pire encore, posés vivants sur de la glace, ce qui provoque une lente agonie.

 

Un calvaire en cuisine

Les homards sont souvent ébouillantés vivants ou coupés en deux sans étourdissement, alors même qu’un homard plongé dans l'eau bouillante peut rester vivant et conscient pendant 1 minute, voire 2 à 3 minutes pour les plus gros spécimens.

Et contrairement à une idée tenace, leur capacité à ressentir la douleur est désormais solidement démontrée. Les travaux de la chercheuse Lynne Sneddon (Université de Gothenburg), tout comme la Déclaration de New York sur la conscience animale (2024), confirment que les homards ressentent bel et bien la douleur.

L’opinion publique est heureusement de plus en plus sensible au sort des homards: selon une enquête IPSOS réalisée à la demande de GAIA en 2020, plus de 4 Wallons et Bruxellois sur 5 savent que les homards souffrent lorsqu’ils sont cuits vivants. Une autre enquête IPSOS de 2024 montre que 74 % soutiennent une interdiction de ces pratiques.

GAIA appelle à des fêtes sans cruauté

Avec sa nouvelle campagne, GAIA invite les consommateurs à renoncer au homard pour les fêtes. GAIA lance cet appel via un spot percutant, diffusé dans tout le pays à la télévision, dans les cinémas et en ligne. Le spot met en scène un chien, nommé « Bonhomard », qui se sent invincible… jusqu’à ce qu’il soit suspendu au-dessus d’une marmite d’eau bouillante.

Carrefour, Delhaize et Intermarché sont aujourd’hui les dernières enseignes à vendre des homards vivants. GAIA leur demande d’adopter enfin une politique respectueuse du bien-être animal.

Sur le plan politique, l’organisation appelle les ministres régionaux du Bien-être animal à interdire la cuisson et la découpe vivantes, et à rendre obligatoire un étourdissement préalable, par exemple via le Crustastun, qui étourdit homards et crabes en une fraction de seconde, mais aussi à interdire la commercialisaiton de homards vivants.

Documents

Sondage IPSOS Bruxelles (2020)
Document
PDF, 2.45mo
Sondage IPSOS Wallonie (2020)
Document
PDF, 2.4mo
Sondage IPSOS Bruxelles (2024)
Document
PDF, 5.3mo
Sondage IPSOS Wallonie (2024)
Document
PDF, 5.35mo
Rapport: les homards ressentent la douleur
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PDF, 6.05mo