Woolrich Europe a décidé de cesser, d’ici fin 2026, la production de nouveaux vêtements contenant de la fourrure animale pour ses magasins européens. Cette annonce fait suite aux campagnes de GAIA et de la Fur Free Alliance, qui se sont concrétisées par l’envoi de plus de 200 000 e-mails à l’entreprise et par des manifestations organisées devant ses magasins à travers toute l’Europe. Woolrich Europe rejoint également le programme Fur Free Retailer, qui rassemble des marques de mode et des enseignes s’engageant à bannir la fourrure animale de leurs collections.
Fondée en 1830, Woolrich est considérée comme la plus ancienne marque américaine de vêtements de plein air. Elle a notamment fourni des vêtements pendant la guerre de Sécession et pour des expéditions en Antarctique. Aujourd’hui, Woolrich compte 33 magasins et points de vente dans le monde, dont 23 au sein de l’Union européenne.
Pendant des années, Woolrich Europe a figuré parmi les grandes marques de mode qui continuaient à utiliser de la fourrure animale. En 2025, la Fur Free Alliance – une coalition internationale réunissant plus de 45 organisations de protection animale actives dans plus de 30 pays dont GAIA est membre – a multiplié les actions visant à mettre fin à l’utilisation et à la vente de fourrure animale par Woolrich.
Cette mobilisation porte aujourd’hui ses fruits. Woolrich Europe a décidé de ne plus produire de nouveaux vêtements contenant de la fourrure animale d’ici le 31 décembre 2026.
Woolrich Europe rejoint également la Fur Free Alliance. Cette décision a été prise par BasicNet, le nouveau propriétaire de Woolrich Europe, et s’appliquera à l’ensemble des magasins européens de la marque. Woolrich Europe a également pris des initiatives pour étendre son engagement en faveur d’une mode sans fourrure à ses activités en dehors de l’Europe.
Nous félicitons Woolrich Europe et sa maison mère BasicNet pour leur décision de tourner définitivement le dos à la fourrure animale et de rejoindre la Fur Free Alliance. Ce choix démontre qu’une marque forte de près de deux siècles d’histoire peut aussi résolument se tourner vers l’avenir. Un avenir où la souffrance animale n’a plus sa place dans la mode
Derrière la fourrure, une immense souffrance animale
Pour les animaux, cette évolution est essentielle. Dans les élevages à fourrure, des visons, des chiens viverrins, des renards et bien d’autres animaux sont enfermés dans des cages minuscules Ils souffrent de stress chronique, de graves troubles du comportement et s'automutilent. Ils sont finalement tués pour leur pelage, le plus souvent par gazage ou par électrocution anale.
En 2026, GAIA a dévoilé des images de « renards monstres » en Finlande. Elles montrent des renards volontairement engraissés à l’extrême afin d’obtenir des peaux toujours plus grandes. Plus l’animal est gros, plus sa peau rapporte à l’industrie.
L’élevage pour la fourrure interdit en Belgique, mais pas encore en Europe
Si l’élevage d’animaux pour leur fourrure est interdit en Belgique depuis 2023 grâce à GAIA, les produits en fourrure peuvent toujours y être importés et vendus. C’est pourquoi GAIA continue de réclamer l’interdiction du commerce de fourrure animale, tant en Belgique que dans le reste de l’Europe.
Dans l’Union européenne, 7 millions d’animaux sont encore élevés et tués chaque année pour leur fourrure. L’initiative citoyenne européenne (ICE) « Fur Free Europe » a recueilli plus de 1,5 million de signatures validées dans l’UE, devenant ainsi l’une des initiatives citoyennes européennes les plus soutenues à ce jour. Un signal fort : une large partie de la population ne veut plus de fourrure et attend de l’Europe qu’elle mette fin à cette industrie.
Une grande marque de plus renonce à la fourrure
Woolrich Europe rejoint également le programme Fur Free Retailer, qui rassemble des marques et des enseignes de mode ayant choisi de bannir la fourrure animale de leur offre. La liste, qui compte désormais près de 1 700 marques et enseignes sans fourrure, continue ainsi de s’allonger.
L’entreprise suit ainsi l’exemple d’autres grandes marques qui ont déjà tourné le dos à la fourrure animale, notamment des maisons de luxe comme Gucci, Prada et Versace, mais aussi Lacoste, Puma et Adidas.
Cette décision intervient à un moment crucial pour l’avenir de la fourrure en Europe. La Commission européenne doit prochainement se prononcer sur l’initiative citoyenne Fur Free Europe, qui a recueilli plus de 1,5 million de signatures en faveur d’une Europe sans fourrure. Alors que de plus en plus de marques de mode tournent le dos à la fourrure animale, le message adressé à la Commission est clair : choisissez une Europe sans fourrure.
Mais le combat est loin d’être terminé. Tant que des animaux seront élevés et tués pour leur fourrure, GAIA continuera de se battre pour un monde sans fourrure.