Une campagne nationale
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À l’occasion de la Journée mondiale du lait, ce 1er juin, GAIA lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour dénoncer les pratiques cruelles de l’industrie laitière en Belgique. À travers un spot diffusé à grande échelle et une campagne nationale intitulée « Pas ton lait », l’organisation invite les consommateurs à regarder la réalité derrière leur verre de lait… et à se tourner vers des alternatives végétales.
Le nouveau spot de GAIA est diffusé à travers tout le pays afin de sensibiliser un large public aux souffrances cachées derrière la production laitière. La campagne entend briser l’image idyllique souvent associée au lait et montrer ce que vivent réellement les vaches et leurs veaux dans l’industrie laitière.
Avec le slogan « Pas ton lait », GAIA rappelle une évidence : le lait est destiné aux veaux, pas aux humains.
Ce que cache un verre de lait : une industrie cruelle
En Belgique, près de 330 000 veaux sont abattus chaque année. Dès leur naissance, ils sont immédiatement séparés de leur mère. Cette pratique, norme dans l’industrie laitière en Belgique, a pour but de réserver le lait à la consommation humaine. Pourtant, près d’un consommateur sur deux ignore encore cette réalité (Dedicated, 2025).
Pour maintenir une production constante, les vaches sont inséminées de manière répétitive. Leurs veaux femelles seront à leur tour destinées à devenir des vaches laitières. Les veaux mâles, eux, sont considérés comme des « sous-produits » du système : ils sont envoyés dans des centres d’engraissement pour produire de la viande de veau, blanche ou rosée.
Les veaux dans la filière laitière
Les veaux femelles destinés à intégrer la filière laitière grandissent dans des conditions qui portent atteinte à leur bien-être. De la naissance à environ 8 semaines, elles sont généralement maintenues en logement individuel, comme dans un igloo en polyester. Vers l’âge de 8 semaines, les veaux femelles sont regroupés dans des logements collectifs. Dès leur premier vêlage vers l’âge de deux ans, elles deviendront vaches laitières, refermant le cercle vicieux et cruel de l’industrie laitière.
Les veaux destinés à la viande
Le parcours des veaux mâles destinés à la viande suit un schéma tout aussi cruel. Après avoir été arrachés à leur mère immédiatement après leur naissance, tout comme les veaux femelles, ils sont maintenus en logement individuel pendant les deux premières semaines. Ils sont ensuite transférés dans un centre d’engraissement. L’abattage intervient généralement entre 6 et 8 mois, alors que leur espérance de vie naturelle peut atteindre 20 ans.
Des conditions de vie alarmantes
Privés de lien maternel et de contact social, logés dans des conditions inadaptées, nourris avec du lait en poudre appauvri en fer (pour avoir une viande de couleur « rosée »), les veaux grandissent dans des conditions très éloignées de leurs besoins fondamentaux ce qui entraîne des carences, affaiblit leur immunité et augmente les risques de maladies. Près de 12 % d’entre eux meurent avant même d’atteindre l’âge d’abattage. À titre de comparaison, le taux de mortalité moyen pour les autres animaux d’élevage se situe entre 3 et 5 %.
Une prise de conscience en marche
Les mentalités évoluent, et les habitudes de consommation aussi. Une enquête Dedicated, commandée par GAIA (2025), révèle que 55 % des Belges se disent prêts à réduire leur consommation de lait animal une fois informés des pratiques de l’industrie laitière. Chez les jeunes de 18 à 34 ans, ce chiffre grimpe à 63 %.
Par ailleurs, 4 Belges sur 10 consomment déjà au moins une fois par semaine des alternatives végétales et 1 Belge sur 10 ne consomme jamais de lait animal. Une tendance qui s’inscrit dans une dynamique plus large : entre 2016 et 2024, la consommation de lait de vache a chuté de près de 12,5 millions de litres en Belgique, soit une baisse de presque 3%, alors même que le nombre de consommateurs potentiels a augmenté.
Découvrez tous les chiffres de l’enquête Dedicated ci-dessous.
« Près de 7 Belges sur 10 estiment que les producteurs devraient adapter leur communication pour refléter la réalité des pratiques de l’industrie laitière, plutôt que de véhiculer une image idéalisée de vaches dans de paisibles pâturages. »