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23 Février 2026

Ce lundi, GAIA et la Fur Free Alliance — une coalition internationale rassemblant plus de 45 organisations de protection animale actives dans plus de 30 pays — ont mené une action devant le siège de la Commission européenne. Objectif : pousser l’Union européenne à mettre un terme définitif à l’industrie de la fourrure.

Devant le Berlaymont, des camions équipés d’écrans LED ont diffusé des images tournées dans des élevages afin de confronter décideurs et passants à la réalité de la production de fourrure.

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Une réponse attendue de la Commission d’ici mars 2026

Cette mobilisation intervient à un moment clé : la Commission européenne doit prochainement adopter sa réponse officielle à l’Initiative citoyenne européenne (ICE) “Fur Free Europe”, qui a recueilli plus de 1,5 million de signatures validées à travers l’Union européenne — l’une des ICE les plus soutenues à ce jour.

Conformément aux règles européennes, la Commission doit présenter publiquement ses conclusions juridiques et politiques, ainsi que les actions qu’elle entend entreprendre, au plus tard en mars 2026.

La Commission européenne doit respecter ce signal démocratique fort et proposer, dans le délai annoncé, une interdiction claire et complète de l’élevage et de la commercialisation de la fourrure. Cette industrie cruelle et dépassée n’a plus sa place en Europe

Sébastien de Jonge
Directeur des opérations chez GAIA

Une industrie cruelle et dépassée

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Chaque année, 7 millions d’animaux sont encore élevés et tués pour leur fourrure dans l’Union européenne. Visons, renards et chiens viverrins sont confinés dans des cages grillagées étroites, privés de la possibilité d’exprimer leurs comportements naturels. 

Beaucoup développent des stéréotypies, des comportements d’automutilation et un stress chronique. La mise à mort intervient généralement par gazage ou par électrocution anale.

En 2025, GAIA a documenté ces pratiques au moyen d’images undercover tournées dans plusieurs élevages européens, notamment en Pologne.

Aujourd’hui, plus de 15 États membres de l’UE, dont la Belgique, ont déjà interdit l’élevage d’animaux pour leur fourrure. La Belgique a définitivement mis fin à cette production en 2023.

L’Europe doit agir

Pour GAIA et la Fur Free Alliance, il est temps de franchir une nouvelle étape : une interdiction européenne qui vise à la fois la production et la commercialisation de la fourrure.

L’opinion publique belge semble en phase avec cette demande. Selon une enquête Dedicated réalisée à la demande de GAIA (janvier 2025) :

  • 76 % des Belges disent avoir une image négative des marques qui continuent à vendre de la fourrure ;

  • 73 % se prononcent en faveur d’une interdiction de la commercialisation de la fourrure.

 

Chiffres clés

  • 1,5 million+ de signatures validées pour “Fur Free Europe”
  • 7 millions d’animaux élevés et tués chaque année dans l’UE
  • 15+ États membres ont déjà interdit l’élevage pour la fourrure
  • 2023 : fin définitive de l’élevage pour la fourrure en Belgique
  • 73 % des Belges favorables à une interdiction de la vente (enquête Dedicated, 01/2025)