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GAIA op March for the Climate
12 Octobre 2026

Le 11 octobre, la Marche pour le Climat a de nouveau défilé dans les rues de Bruxelles, réunissant 60 000 manifestants, selon les organisateurs. GAIA était également de la partie, aux côtés d’Eurogroup for Animals, l’organisation européenne qui fédère plus de 100 associations de protection animale. 

Le message défendu ? Impossible de protéger le climat sans s’attaquer à l’élevage. La production de viande, de produits laitiers et d’autres produits d’origine animale cause d’immenses souffrances à grande échelle. Elle exerce également une forte pression sur le climat, la nature et nos écosystèmes. Ce que nous mangeons fait donc une différence : pour la planète comme pour les animaux.

La viande tue la vie

L’impact climatique de notre alimentation se mesure en tonnes de CO₂, en hectares de terres agricoles et en pourcentages. Mais qu’en est-il de la souffrance animale ? Qu’en est-il des milliards d’êtres vivants et sensibles qui souffrent ?

Veau est approché par une personne tenant des couverts

Chaque morceau de viande, chaque verre de lait vient d’un animal. Pourtant, lorsqu’il est question de production alimentaire et de son impact environnemental, l’animal passe trop souvent au second plan.

Rien qu’en Belgique, plus de 320 millions d’animaux sont tués chaque année pour l’alimentation, soit environ 877 000 par jour.

En 2024, cela représentait notamment :

  • plus de 310 millions de poules, dindes et autres oiseaux ;
  • plus de 9,3 millions de cochons,
  • plus de 809 000 veaux et vaches;
  • près de 93 000 moutons et chèvres ;
  • 1 518 chevaux et autres équidés.

Et ces chiffres ne tiennent même pas compte des poissons et des décapodes, comme les homards et les crabes.

Pour beaucoup de ces animaux, la vie se résume à être élevés, enfermés, engraissés, transportés, puis finalement abattus. Cette souffrance animale ne peut être dissociée de l’impact écologique du secteur. Le même système alimentaire qui coûte chaque année la vie à des centaines de millions d’animaux en Belgique exerce aussi une très forte pression sur le climat, la nature et les écosystèmes.

L’industrie alimentaire cause des souffrances évitables

Informez-vous et contribuez à mettre fin à ces souffrances.

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Un homme boit du lait directement au pis d’une vache

L’industrie laitière est elle aussi à l’origine d’importantes pollutions et souffrances animales. Pour produire du lait, les vaches sont inséminées et donnent naissance à des veaux. La mère et son petit sont séparés dès la naissance et tous deux finissent par être abattus. Rien qu’en Belgique, près de 330 000 veaux sont abattus chaque année.

Séparation systématique de la mère et de son veau, inséminations répétées, transport de jeunes veaux, engraissement et abattage précoce… Toutes ces pratiques cruelles font partie intégrante du modèle de production actuel, qui n’épargne pas non plus la planète.

 

LISEZ NOTRE ENQUÊTE SUR L’INDUSTRIE LAITIÈRE

Un système impitoyable qui pèse sur la planète

L’élevage compte parmi les sources importantes d’émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Dans l’Union européenne, il est responsable d’environ deux tiers des émissions du secteur agricole. Ces émissions proviennent notamment du méthane naturellement produit par les bovins, du fumier, de la production d’aliments pour animaux et de l’énergie utilisée par le secteur.

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de l’ensemble des émissions mondiales d’origine humaine proviennent du secteur de l’élevage

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du soja sert à nourrir les animaux d’élevage afin de produire de la viande, des produits laitiers et des œufs

À l’échelle mondiale aussi, l’élevage représente une part considérable des émissions causées par l’activité humaine. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), lorsque des éléments importants de la chaîne de production tels que l’alimentation animale, les changements d’affectation des terres et le transport sont également pris en compte, le secteur de l’élevage est responsable d’environ 12 % de l’ensemble des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’origine humaine [1].

Mais l’empreinte écologique de l’élevage va bien au-delà des émissions de gaz à effet de serre. La production de viande et de produits laitiers nécessite d’immenses quantités de terres et d’aliments pour animaux. Des forêts et d’autres espaces naturels sont transformés en terres agricoles, tandis que d’énormes quantités de soja sont cultivées à travers le monde pour nourrir les animaux plutôt que les humains. La grande majorité du soja - environ 75 % - sert à nourrir les animaux d’élevage afin de produire de la viande, des produits laitiers et des œufs [2][3].

Nous utilisons donc d’immenses quantités de terres et de ressources pour nourrir des animaux qui sont ensuite eux-mêmes utilisés comme nourriture.

Les animaux paient deux fois le prix

Un jeune faon

Partout dans le monde, les animaux sont également confrontés à des milieux de vie qui évoluent à toute vitesse. Certains doivent adapter leur comportement ou leur habitat pour faire face à la hausse des températures. Lors des incendies de forêt, de plus en plus fréquents à travers le monde, les animaux sauvages ont souvent à peine le temps de fuir. 

L’Animal Disaster Team (ADT) - l’équipe spécialisée dans le sauvetage d’animaux créée par GAIA - a été témoin, cet été encore, de scènes particulièrement éprouvantes.

Les vagues de chaleur sont elles aussi de plus en plus fréquentes. Des vaches, des moutons ou encore des équidés restent parfois des heures en plein soleil sans suffisamment d’eau fraîche, de possibilités de se rafraîchir ou d’abri. L’absence de telles protections peut provoquer un stress thermique et avoir rapidement de graves conséquences sur leur bien-être.

Pas d’animal dans votre assiette, pas de souffrance animale

Manger végétal permet de réduire l’empreinte écologique de son alimentation : cela signifie aussi que moins d’animaux doivent être élevés dans des conditions cruelles, détenus, transportés et abattus.

Infographic

En Belgique, la consommation alimentaire génère en moyenne 4,4 kilogrammes d’équivalent CO₂ par personne et par jour. La viande rouge, et en particulier la viande bovine, représente 35 % de ces émissions, contre 12 % pour les produits laitiers [4]. Dans une étude récente, l’empreinte carbone d’un menu entièrement végétal était 46 % inférieure à celle d’un menu omnivore [5].

Ce que nous mettons dans notre assiette a donc des conséquences pour les animaux comme pour la planète.

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