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Dierproeven
4 Juin 2026

La Commission européenne a adopté sa feuille de route visant à supprimer progressivement les tests sur les animaux dans les évaluations de sécurité chimique. GAIA salue cette avancée importante : l’Europe reconnaît enfin que l’expérimentation animale ne peut plus rester le réflexe d’une science moderne.

Publiée le 1er juin 2026, cette feuille de route s’inscrit dans le prolongement de l’initiative citoyenne européenne « Save Cruelty-Free Cosmetics », soutenue par plus de 1,2 million de citoyens européens et portée notamment par GAIA. Elle couvre 15 domaines législatifs, dont les produits chimiques industriels, les pesticides, les biocides, les produits pharmaceutiques, les additifs alimentaires et les dispositifs médicaux.

L’urgence reste considérable. En Europe, 22 millions d’animaux sont utilisés chaque année dans le cadre de la recherche, si l’on tient compte non seulement des animaux soumis à des procédures, mais aussi de ceux élevés puis tués sans avoir été utilisés. Derrière ces chiffres se cache une réalité inacceptable : des millions d’animaux continuent de souffrir ou de mourir alors que des méthodes sans animaux existent déjà et doivent être mieux intégrées dans les pratiques réglementaires.

Pour GAIA, la feuille de route européenne ne peut donc pas rester une simple déclaration d’intention. Chaque méthode sans animaux déjà disponible doit être intégrée rapidement. Chaque test devenu redondant et maintenu dans les textes représente une souffrance évitable.

« L’Europe reconnaît enfin que les tests sur les animaux n’ont plus leur place dans une science moderne. Mais il ne suffit pas de tracer une direction : il faut maintenant fixer des objectifs, des délais et des moyens pour que cette transition devienne réelle. »

Michel Vandenbosch
Président de GAIA

La feuille de route prévoit 22 actions et plus de 30 recommandations à court, moyen et long terme. Elles visent notamment à accélérer le développement, la validation et l’application réglementaire des méthodes sans animaux, à renforcer l’innovation européenne et à améliorer la coopération entre la Commission, les agences européennes, les États membres, les chercheurs, les entreprises et les organisations de la société civile.

GAIA regrette toutefois que le texte ne fixe pas encore d’objectifs chiffrés de réduction du nombre d’animaux utilisés. Il ne détaille pas non plus suffisamment les modifications législatives nécessaires dans les différents textes européens concernés, et ne prévoit pas, à ce stade, de financement spécifique pour garantir la mise en œuvre des actions annoncées.

L’Europe a posé un cadre. Elle doit maintenant accélérer : intégrer les méthodes sans animaux, fixer des objectifs mesurables, garantir des moyens dédiés et modifier les textes qui maintiennent encore l’expérimentation animale. Cette feuille de route peut marquer un tournant, à condition que les intentions soient suivies d’actes.

 

Source

European Commission. (2026, June 1). Roadmap towards phasing out animal testing for chemical safety assessments [Communication from the Commission, C(2026) 3497 final].