Par l’intermédiaire de ses avocats, la Région a adressé à GAIA une mise en demeure formelle, exigeant la suppression immédiate de l’ensemble du matériel lié à la campagne, y compris sur le site web, les réseaux sociaux et tous les autres canaux de communication. Elle accuse GAIA d’avoir « usurpé l’identité institutionnelle » du gouvernement bruxellois au motif que le visuel détourne les symboles du drapeau officiel de Bruxelles. La Région laisse 48 heures à l’association pour retirer tout le contenu, faute de quoi elle menace de saisir le tribunal en référé.
Or, le tract de campagne mentionne clairement GAIA comme éditeur responsable, comporte un QR code renvoyant vers le site officiel de l’association, et ne peut en aucun cas être confondu avec une communication officielle. Il s’agit d’une caricature militante, une forme d’expression protégée par la liberté d’expression et essentielle au débat démocratique.