Image
code abattage
17 Février 2026

GAIA tire la sonnette d’alarme : dans l’accord du futur gouvernement bruxellois, aucune mention du Code bruxellois du bien-être animal ni de l’interdiction de l’abattage sans étourdissement. Un silence que GAIA juge extrêmement préoccupant, et surtout inacceptable.

re

Pour GAIA, cette omission n’est pas un détail technique noyé dans les chapitres institutionnels : c’est un choix politique lourd de sens. Les animaux sont une nouvelle fois laissés pour compte. "Ne pas mentionner le Code et l’abattage sans étourdissement dans cet accord de gouvernement, c’est tourner le dos aux animaux et à la volonté des Bruxellois", déclare notre président, Michel Vandenbosch.

Le message envoyé par les négociateurs est clair : la question du bien-être animal serait reléguée au second plan, alors même qu’un large consensus citoyen se dessine. GAIA rappelle en effet qu’un sondage IPSOS réalisé pour GAIA en 2024 indique que 89 % des Bruxellois, soit 9 Bruxellois sur 10, estiment que les partis politiques doivent soutenir des mesures renforçant le bien-être animal.

Bruxelles à la traîne

Au-delà de l’accord, nous insistons sur le retard structurel; Bruxelles reste, à ce jour, la seule Région du pays à ne pas disposer d’un Code du bien-être animal et à autoriser l’abattage sans étourdissement. À l’inverse, la Wallonie et la Flandre ont déjà modernisé leur législation et interdit l’abattage sans étourdissement.

Une comparaison qui renforce notre incompréhension : pourquoi Bruxelles, capitale et vitrine politique du pays, n’aurait-elle pas franchi un cap déjà atteint ailleurs ? Pour GAIA, l’absence de mention dans l’accord du futur gouvernement ne fait que cristalliser un malaise : celui d’un dossier jugé urgent, mais sans cesse repoussé.

Les animaux sont une nouvelle fois laissés pour compte. Ne pas mentionner le Code et l’abattage sans étourdissement dans cet accord de gouvernement, c’est tourner le dos aux animaux et à la volonté de près de neuf Bruxellois sur dix. Ignorer cette attente citoyenne relève d’une attitude désinvolte et d’un manque de courage politique.

Michel Vandenbosch
Président de GAIA

Appel au Parlement

Dans ce contexte, GAIA déplace désormais le centre de gravité du débat vers l’hémicycle régional. Nous appelons le Parlement bruxellois à « poursuivre sans relâche ses travaux », alors que le Code du bien-être animal est actuellement à l’agenda parlementaire.

Le message se veut autant une pression qu’un rappel : la législature ne peut pas se permettre un nouvel enlisement. Les animaux ne peuvent plus attendre.

Cette omission relève-t-elle un oubli corrigible lors des discussions parlementaires ou d’un signal plus profond sur les priorités du futur exécutif? Une chose est sûre : le sujet, lui, ne disparaît pas - et promet de s’inviter, de gré ou de force, dans les prochains arbitrages politiques bruxellois.

de