Ni illégal, ni discriminant, ni une incitation à la haine ou à la discrimination envers les juifs ou les musulmans

Ni illégal, ni discriminant, ni une incitation à la haine ou à la discrimination envers les juifs ou les musulmans

Action de GAIA
24 octobre 2013

Bruxelles, le 24 octobre 2013. Le spot radio de l'organisation de défense des animaux GAIA, diffusé à l'occasion de la dernière Fête du Sacrifice sur plusieurs chaînes de radio et mettant en scène un mouton sur le point d'être égorgé, ne constitue pas une infraction à la loi négationnisme et n'est pas illégal. C'est l'avis qu'a rendu le Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) à Fadila Laanan, ministre de l'Egalité des Chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Estimant le spot raciste, discriminant et offensant, la ministre avait envisagé d'entreprendre des actions juridiques. Elle y voyait une banalisation de la déportation des Juifs vers les camps d'extermination lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais le CECLR indique qu'il n'est pas question de violation de la loi négationnisme, ni d' « une minimisation grossière (ni une approbation ni une justification) du génocide ». L'avis mentionne par ailleurs qu'« il n'est pas possible d'en tirer la conclusion que l'on se trouverait face à une forme d'incitation à la haine, à la violence ou la discrimination à l'égard des musulmans ». Ce n'était d'ailleurs en aucun cas l'objectif du spot, clarifie GAIA.

L'avis explique par ailleurs : « Le mouton parle (en français ou en néerlandais) et il dit 'ils se sont mis à nous crier dessus dans cette langue que personne ne comprend...' . Implicitement, cela peut être compris comme musulmans = étrangers. Cela peut participer à l'image que l'islam est quelque chose qui 'nous' est étranger. » Pour GAIA, il s'agit d'une interprétation pour le moins étrange. Il est en effet évident qu'un mouton ne comprend ni le français, ni le néerlandais, ni aucune autre langue humaine. « Mais ici aussi », indique le CECLR, « c'est implicite et interprétatif, et il n'est pas possible d'en tirer la conclusion que l'on se trouverait face à une forme d'incitation à la haine, à la violence ou la discrimination à l'égard des musulmans au sens de la loi antidiscrimination. »

Concernant le fond de la problématique, le Centre considère que « sensibiliser, mener un combat pour l'étourdissement des moutons avant leur mise à mort ne pose aucune difficulté, c'est honorable et légitime et certainement pour une association dont l'objet social est le bien-être animal. Que cette campagne soit menée juste avant la fête du sacrifice est justifié puisque c'est à ce moment-là que la question se pose. » Le CECLR se demande s'il n'eût-il pas été plus efficace et pertinent de mener cette campagne avec la communauté musulmane ou certains de ses représentants. Lire : l'Exécutif musulman, qui rejette l'étourdissement. Mais comment mener efficacement une campagne pour l'étourdissement des animaux avant l'abattage rituel aux côtés d'un organe qui rejette pertinemment la question ?, répond GAIA.

La campagne n'est pas illégale, mais le juriste du CECLR émet des réserves sur le procédé. Elle a pourtant atteint son objectif, mentionne l'avis : « provoquer la polémique, en faire parler et donc obtenir une couverture maximale pour un investissement minimal. » A son tour, GAIA précise que le but final de cette campagne est de lancer un appel aux élus politiques : modifiez la loi relative à la protection et au bien-être des animaux en imposant l'étourdissement, sans exception pour les abattages rituels !

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