Baisse du nombre d'animaux de laboratoire utilisés en Belgique depuis 2009

Baisse du nombre d'animaux de laboratoire utilisés en Belgique depuis 2009

Succès
14 septembre 2012

L'association de défense des droits des animaux GAIA trouve la baisse de 5% du nombre d'animaux de laboratoire en 2011 encourageante. Pour la deuxième année consécutive, le nombre d'animaux de laboratoire baisse de 5% (- 5,5% en 2010) jusqu'a atteindre le nombre de 665079, à comparer avec les 700 708 de 2010 et les 741 989 animaux de 2009.

Malheureusement les statistiques ne contiennent toujours pas d'information sur la nature des expériences effectuées sur les animaux, (ce qu'on leur fait réellement subir), de la souffrance infligée ou encore de l'absence d'anesthésie. Ceci n'est pas le cas dans tous les pays, au Royaume Uni par exemple, ces informations sont rendues publiques.

"Vu le peu d'informations communiquées par le gouvernement à ce sujet, il est très difficile de se faire une idée précise de la situation", souligne le président de GAIA, Michel Vandenbosch, qui déplore un manque crucial de transparence. "Nous avions déjà dénoncé ceci l'an passé, mais rien n'a changé".

En outre, le Centre de Méthodes Alternatives qui légalement devrait être mis en place n'existe toujours pas.

Un groupe de travail se penchant sur l'utilisation de singes en laboratoires, mis en place par le Comité Déontologique, sur instruction de la Ministre de la Santé Mme Laurette Onkelinx n'est, selon Michel Vandenbosch "qu'une façade, ou la conclusion est déjà fixée d'avance afin de maintenir l'expérimentation sur les singes". Sur base des statistiques, une baisse de 20% du nombre d'animaux utilisés en laboratoire, telle que GAIA demande depuis des années, parait un objectif tout a fait réalisable au cour d'une législature.

Moins de rats, de souris et de lapins en labo

En 2011, on note une baisse importante du nombre de rats et de souris, 45000 de moins par rapport à 2010 (pour un total de 525 586). Cette baisse continue sur la lancée de 2010 qui a connu une baisse de 90 000 souris et de rats utilisés dans les laboratoires par rapport à l'année 2009. (570 000) Une autre bonne nouvelle est la baisse du nombre de lapins : 12000 lapins de moins qu'en 2010. Cette nouvelle est d'autant plus réjouissante que le nombre de lapins utilisés avait atteint des records inquiétants les années précédentes.

Considérablement moins de chiens de laboratoire

En 2011, les laboratoires utilisaient 472 chiens de moins qu'en 2010 (190 par rapport à 662 en 2010). L'augmentation du nombre de chats utilisés (630 par rapport à 349 en 2010) s'explique par les recherches menées autour de la stérilisation et la castration de jeunes chats. Ces recherches sont reprises dans les statistiques même si elles n'utilisent pas des chats de laboratoires mais des chats issus de refuges. Notons que cette recherche se fait pour un mieux : pousser les gens à stériliser leurs chats afin d'en finir avec l'abandon en masse dans les refuges de nichées de chatons non désirés.

L'augmentation du nombre de poissons est problématique

Il est inquiétant de constater que les laboratoires se rabattent de plus en plus sur les poissons afin d'effectuer leurs tests. GAIA craint qu'on ne tienne pas compte du bien-être des poisson ainsi que de leur aptitude à faire l'expérience de la douleur, telle qu'elle a été scientifiquement prouvée.

Le Groupe de travail autour de l'utilisation des singes en laboratoire n'est qu'une façade. GAIA exige une suppression progressive

Le nombre de singes utilisés dans les laboratoires belges varie très peu entre 2011 et 2010 : 20 en 2011 et 21 en 2010. En 2009, 29 singes furent utilisés alors qu'en 2008 le chiffre s'éleva à 42. C'est pourquoi GAIA demande un "phase out" : une diminution progressive des singes en laboratoire ainsi que la fixation d'une date butoir à partir de laquelle toute utilisation de singes sera interdite dans les laboratoires. GAIA et l'CAV (Coalition Anti Vivisection), une coalition qui fait de l'expérimentation sur animaux son cheval de bataille, ont déjà insisté sur la création d'une commission afin de conseiller la Ministre pour mettre en place un tel "phase out". Le groupe de travail actuel, créé par le Comité Déontologique, est constitué essentiellement de représentants d'organismes utilisant des animaux de laboratoire. C'est également ce groupe de travail qui conseille la Ministre au sujet de l'utilisation de singes en laboratoire. Mais GAIA ne leur fait pas confiance. Michel Vandenbosch: " La conclusion est fixée d'avance. Le groupe de travail n'est rien d'autre qu'une façade permettant de maintenir l'expérimentation sur les singes".

Toujours pas de Centre des Méthodes Alternatives

GAIA insiste de plus sur l'obtention d'un budget suffisant afin de créer le Centre des Méthodes Alternatives, qui n'a toujours pas vu le jour. La loi exigeant la création de ce centre remonte déjà à plusieurs années.

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