Animaux sauvages dans les cirques : la Commission Santé publique confirme l’interdiction

Animaux sauvages dans les cirques : la Commission Santé publique confirme l’interdiction

GAIA informe
04 décembre 2013

Aujourd'hui, la Commission Santé publique de la Chambre a confirmé l'interdiction des cirques avec animaux sauvages. Cette interdiction avait déjà été ratifiée par le Conseil des Ministres en juillet dernier suite à la proposition de la Ministre en charge du Bien-être animal, Laurette Onkelinx. La nouvelle loi, qui devra encore être approuvée par le Parlement en séance plénière, empêchera toute utilisation d'animaux sauvages dans des cirques. En adoptant cette mesure, la Belgique suit l'exemple déjà donné par l'Autriche et la Grande-Bretagne. L'organisation de défense des animaux GAIA se dit très satisfaite, et parle d'une importante avancée pour le bien-être animal dans notre pays.

Bien-être animal pas garanti

Plusieurs enquêtes de GAIA ont démontré que les cirques ne pouvaient d'aucune façon garantir le bien-être de leurs animaux sauvages, dont les besoins sont spécifiques. En cause principalement : les déplacements incessants et l'espace de vie réduit. Souvent, les animaux sauvages détenus dans des cirques manifestent en effet un comportement anormal et dérangé, un indicateur de leur mal-être.

Un combat long de 10 ans

Entre 1995 et 2002, GAIA a réalisé des enquêtes dans 18 cirques. En janvier 2003, l'organisation de défense des animaux dévoilait pour la première fois les mauvaises conditions de vie des animaux sauvages utilisés pour les spectacles (images visibles ici). A ce moment, il n'existait aucune loi sur les animaux de cirques. Leurs conditions déplorables de détention furent flagrantes lors de la publication du rapport de GAIA « La souffrance animale n'a rien d'amusant ». Pendant toutes ces années, l'organisation a milité pour qu'une interdiction soit adoptée, même suite à la décision du législateur en 2005 d'appliquer aux cirques les mêmes normes que les parcs animaliers. Cette loi n'est entrée en application qu'en 2012, mais GAIA constata à plusieurs reprises que ces normes minimales n'étaient pas (ou ne pouvaient pas être) respectées.

Exemple donné par les villes et communes

A mesure qu'étaient révélés les problèmes de bien-être des animaux sauvages dans les cirques, et dans l'attente d'une interdiction nationale, GAIA répercuta ces dernières années sa revendication sur les autorités locales. Non sans succès : plus de 130 villes et communes belges refusent actuellement la présence de cirques avec animaux sauvages sur leur territoire. Pendant ce temps, GAIA a continué à réclamer une mesure similaire à l'échelle fédérale.

Victoire pour les animaux

« Ce nouveau vote positif en Commission Santé publique vient couronner une lutte longue de 10 ans menée par GAIA en faveur d'une interdiction belge des cirques avec animaux sauvages. Il est clair que le bien-être des animaux sauvages ne peut être garanti dans les cirques, ils n'y ont pas leur place. Une interdiction est la seule mesure logique. Nous sommes très satisfaits, c'est une nouvelle victoire dans le combat pour les animaux », explique Ann De Greef, la directrice de GAIA.

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