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2 Mars 2026
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Ce jeudi, le Gouvernement wallon s’apprête à voter la plus grave régression en matière de bien-être animal jamais connue en Wallonie. Le Ministre du Bien-être animal, Adrien Dolimont (MR), a inscrit dans sa révision du Code wallon du Bien-Être Animal une mesure visant à réautoriser, par dérogation, la détention de cétacés. La disposition est à l’agenda du Conseil des Ministres de ce jeudi.

 

Des animaux sensibles aux besoins complexes

Les dauphins sont des mammifères marins sensibles, intelligents et profondément sociaux. En liberté, ils parcourent de très longues distances : jusqu’à 100 kilomètres par jour, soit l’équivalent d’un Bruxelles–Bruges.

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Mais en captivité, tout se rétrécit. Au Boudewijn Seapark de Bruges, par exemple, le bassin principal mesure environ 37 m de long, 13 m de large et à peine 6 m de profondeur : autrement dit, largement insuffisant.

Et au-delà de la taille, il y a surtout le vide : un bassin en béton, une eau filtrée, des parois lisses. Rien à explorer - pas de fonds marins, pas de courants, pas de rochers, pas de plantes, pas de vie sauvage. C’est un environnement pauvre et répétitif, à l’opposé de l’océan où tout change en permanence. Pour un animal curieux et social, c’est l’équivalent d’une vie dans une baignoire : on peut y survivre, mais on ne peut pas y vivre.

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Privés de stimulation et confinés dans ce décor appauvri et répétitif, ils peuvent développer stress chronique et comportements stéréotypés. Leurs besoins sociaux et cognitifs ne peuvent pas y être satisfaits : les delphinariums sont, par nature, incapables de répondre aux exigences éthologiques des dauphins.

200 mètres de profondeur en mer, 6 mètres en bassin

Et les dauphins ne nagent pas seulement loin : ils sont aussi faits pour plonger profond. Certaines espèces peuvent descendre à plus de 300 mètres, et 200 mètres n’a rien d’exceptionnel pour un animal adapté à la vie en pleine mer. Or, en captivité, la profondeur du bassin se limite à 6 mètres (comme au Boudewijn Seapark). Pour se représenter 200 m, imaginez deux Atomiums empilés !

 
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La Belgique doit avancer, pas reculer

La tendance est claire : les delphinariums appartiennent au passé. La Flandre a acté la fin des delphinariums en Belgique. Partout, la science et l’éthique convergent : les besoins physiques, sociaux et cognitifs des dauphins ne peuvent pas être satisfaits en captivité.

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Un bassin en béton n’est pas un sanctuaire

La mesure profiterait à Pairi Daiza, sous couvert de création d’un « sanctuaire ». Mais un bassin en béton dans un zoo ne devient pas un sanctuaire parce qu’on le renomme.

Un vrai sanctuaire se situe en mer, dans un espace naturel protégé, et vise à offrir aux dauphins déjà captifs des conditions de vie proches du milieu naturel.

Ce que prépare le Gouvernement wallon est un scandale. Réautoriser les delphinariums constitue la plus grande régression en matière de bien-être animal jamais connue. Les dauphins seraient sacrifiés pour satisfaire des intérêts privés. La Wallonie veut-elle devenir la région du mal-être animal ?

Sébastien de Jonge
Directeur des opérations chez GAIA

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La Wallonie doit rester du côté du progrès et du respect du vivant.

Empêchons la réautorisation des delphinariums.