Animaux à fourrure

GAIA oeuvre à mettre un terme à l'élevage d'animaux pour leur fourrure en Belgique, et agit en tant que membre de la Fur Free Alliance pour combattre l'industrie de la fourrure dans le monde.

La production de fourrure occasionne chaque année et partout dans le monde la souffrance et la mort de dizaines de millions de renards, visons, chinchillas, ratons laveurs, castors et d'autres animaux. Ils sont élevés en cages puis gazés, électrocutés par voie anale, noyés, battus, ou encore mis à mort par d'autres moyens, dans le but d'en faire des manteaux, des cols ou autres accessoires.

Nos résultats

2007 : la Belgique devient le premier pays d'Europe à interdire la commercialisation des produits issus de phoques 2007 : la Belgique devient le premier pays d'Europe à interdire la commercialisation des produits issus de phoques
2009 : l'UE interdit l'importation et le commerce de produits de la chasse commerciale des phoques 2009 : l'UE interdit l'importation et le commerce de produits de la chasse commerciale des phoques
86% des Belges sont favorables à une interdiction légale de l'élevage d'animaux pour leur fourrure (IPSOS, 2012) 86% des Belges sont favorables à une interdiction légale de l'élevage d'animaux pour leur fourrure (IPSOS, 2012)
2011 : 18 célébrités Belges se sont affichées dans le métro avec GAIA pour combattre le port de fourrure 2011 : 18 célébrités Belges se sont affichées dans le métro avec GAIA pour combattre le port de fourrure
2011: GAIA reçoit le soutien de Jean-Claude Van Damme et lance une campagne d'affichage sur écran géant 2011: GAIA reçoit le soutien de Jean-Claude Van Damme et lance une campagne d'affichage sur écran géant
2011 : GAIA publie des images dénonçant les conditions de vie lamentable des visons dans les élevages 2011 : GAIA publie des images dénonçant les conditions de vie lamentable des visons dans les élevages
2013 : la plupart des partis politiques affichent leur soutien à une interdiction légale des élevages en Belgique 2013 : la plupart des partis politiques affichent leur soutien à une interdiction légale des élevages en Belgique
2013 : Manifestation contre un projet d'élevage de 162.000 visons à Wervik, qui rassemble plus de 2000 personnes 2013 : Manifestation contre un projet d'élevage de 162.000 visons à Wervik, qui rassemble plus de 2000 personnes
10/02/2014: Inditex, Massimo Dutti, Zara et Bershka bannissent la fourrure 10/02/2014: Inditex, Massimo Dutti, Zara et Bershka bannissent la fourrure
Janvier 2015 : la Wallonie interdit les élevages pour la production de fourrure sur son territoire Janvier 2015 : la Wallonie interdit les élevages pour la production de fourrure sur son territoire
Janvier 2015 : début de procédure d’interdiction d’élevages d’animaux à fourrure en Région de Bruxelles-Capitale Janvier 2015 : début de procédure d’interdiction d’élevages d’animaux à fourrure en Région de Bruxelles-Capitale
GAIA mène des démarches juridiques permettant d'empêcher l'installation ou l'élargissement d'élevages GAIA mène des démarches juridiques permettant d'empêcher l'installation ou l'élargissement d'élevages

Ressources

  • pdf

    Impact environnemental de la fourrure - CE Delft, 2011

    Téléchargement
  • pdf

    Impact environnemental de la fourrure et de la fausse fourrure / comparaison - CE Delft, 2013

    Téléchargement
  • pdf

    Fourrure : les arguments de l'industrie réfutés - 2008

    Téléchargement
  • pdf

    Sondage IPSOS - les belges et la fourrure - 2009

    Téléchargement
  • pdf

    Sondage IPSOS - les belges et la fourrure - 2012

    Téléchargement
  • pdf

    The welfare of animals kept for fur production, EFSA, 2001

    Téléchargement
  • pdf

    Comment faire la différence entre vraie et fausse fourrure ?

    Téléchargement

Législation sur le Bien-être animal

En savoir plus

placeholder

L'élevage de visons en Belgique

En Belgique, seuls des visons sont élevés pour la fourrure. 160.000 visons sont chaque année maintenus enfermés dans des cages étriquées de 30x80x30 cm (la taille de quelques boîtes à chaussures). De nombreux animaux montrent des signes de névrose liée à l'enfermement. Leur mal-être se traduit par des gestes répétitifs (bonds contre les parois des cages, morsures de queue ou de pattes), des comportements agressifs ou de l'automutilation. Non domestiqués, les visons sont d'autant plus inadaptés à ces conditions d'élevage extrêmement restrictives. Au terme de 7 à 8 mois, les visons sont gazés puis dépecés.

Une très haute mortalité juvénile, une prévalence importante des comportements anormaux et agressifs, et l'impossibilité de nager constituent les principaux problèmes en élevage de visons. Ces points critiques ont été soulevés par le panel scientifique pour la santé animale de l'Autorité Européenne de sécurité alimentaire EFSA, qui a relevé des problèmes structurels de bien-être.

La fourrure nuit aussi gravement à l'environnement

En 2011, un rapport du bureau d'étude CE Delft spécialisé dans les questions environnementales, a révélé que la production de fourrure porte plus de préjudices à l'environnement que tous les autres textiles étudiés (coton, acrylique, laine, polyester).

GAIA et les associations Bont voor Dieren (Pays-Bas) et Lega Anti vivisezione (Italie) ont chargé le bureau d'étude CE Delft de mesurer l'impact de la production de fourrure sur l'environnement, de la ferme au vêtement. Pour 17 des 18 paramètres évalués (par ex : le changement climatique, la pollution par l'ozone, la formation de particules fines, l'acidification des sols, l'utilisation de l'eau et des terres), la fourrure présente la plus haute empreinte écologique. Seul le coton consomme plus d'eau que l'élevage de visons.

L'impact sur le climat d'un "kg de vison" est 5 fois supérieure au second textile le plus nuisible (laine). La production d'oxyde d'azote et d'ammoniac rend l'élevage de visons responsable d'acidification des sols et de formation de particules fines.

Vers une interdiction légale ?

En janvier 2015, la Wallonie a répondu aux attentes de GAIA en interdisant la production de fourrure sur ton territoire. Mais en Flandre, où se situe la production, la majorité politique continue de faire la sourde oreille, malgré l'intention du Ministre du Bien-être animal d'interdire l'installation de nouveaux élevages ou l'élargissement de ceux déjà existants.

Les Pays-Bas, actuellement troisième producteur mondial, ont décidé d'interdire l'élevage d'animaux à fourrure à partir de 2024.

Les ravages du piégeage

Plusieurs millions d'animaux sauvages dans le monde sont chaque année piégés et tués pour leur fourrure. Fouines, castors, coyotes, loups, ratons laveurs, loutres et encore d'autres espèces agonisent lentement et douloureusement dans des pièges. Certains animaux se rognent les pattes pour échapper aux pièges à mâchoire. Les autres seront achevés par balle ou à coups de gourdin.

Mais la plupart des fourrures commercialisées proviennent d'animaux élevés captifs dans cet objectif. 40 millions de visons et 6 millions de renards sont ainsi élevés en cages, ainsi que plusieurs millions d'autres animaux comme des chinchillas, des chats ou des chiens.

Visons : mortalité, stéréotypies, gazage

En Belgique, 17 élevages de visons mettent à mort chaque année 150.000 visons, au terme d'une vie en cages d'environ 80 x 30 x 30 cm.

La mortalité des jeunes visons est particulièrement importante : en moyenne, 20% des jeunes, et jusqu'à 30 % des visons meurent avant le sevrage.

L'espace restreint et l'absence d'un point de baignade engendrent un stress associé à des comportements anormaux comme des stéréotypies (mouvements répétitifs de la tête et du corps), des ulcères d'estomac et des mutilations. 30 à 85% de visons femelles montrent un comportement perturbé par des stéréotypies.

Les visons sont des animaux non domestiqués. L'environnement naturel d'un seul vison s'étend jusqu'à 6 km2. Lorsqu'ils le peuvent, ces animaux solitaires passent une partie importante de leur temps dans l'eau. En captivité, chaque cage peut contenir jusqu'à 9 visons. Les animaux ne disposent pas de plan d'eau ni d'aucune forme de distraction.

Renards : peur, infanticides, électrocution

Les renards bleus et argentés sont typiquement élevés dans des cages nues de 70 cm à fond grillagé. Les principaux indicateurs de mal-être sont les réactions de craintes permanentes (notamment de l'être humain) et la prévalence des infanticides.

Après quelques mois, les renards sont tirés des cages à la pince et sacrifiés par électrocution anale.

Situation à l'étranger

La Royaume-Uni, l'Autriche et la Bulgarie ont interdit l'élevage d'animaux pour la fourrure. Une interdiction des fermes à fourrure entrera également en vigueur en Croatie en 2017 et aux Pays-Bas en 2024. Les principaux pays producteurs dans le monde sont le Danemark, Pays-Bas (seul l'élevage de vison est autorisé) et la Chine.

De la fourrure bien camouflée

Si presque tout le monde est contre l’élevage et la mort d’animaux pour la production de fourrure, beaucoup de gens continuent pourtant d’acheter de la fourrure sans le savoir. Soyez vigilants lorsque vous achetez une veste, par exemple : souvent, de la vraie fourrure d’animaux a été incorporée au niveau du col ou des manches. C’est une manière trouvée par l’industrie de la fourrure d’écouler son stock de façon plus discrète, et donc plus acceptée par les consommateurs, souvent à leur insu. Vraie ou fausse fourrure, vous n’êtes pas sûr(e) ? Faites le test !

Ouvrez votre boîte e-mail et créez un nouveau message. Cliquez sur le premier bouton ci-dessous et collez la ou les adresses e-mail dans le champ d'adresse de votre nouveau message. Cliquez sur le deuxième bouton et collez le texte du message dans votre nouveau message. Envoyez et c'est fait !
Fermer
Le texte est copié correctement.