Procès contre le trafiquant de chiots Happy Doggy

Procès contre le trafiquant de chiots Happy Doggy

GAIA informe
30 mars 2021

Procès contre le trafiquant de chiots Happy Doggy

Maître Godfroid : "le procès d’assise en faveur des animaux"

Le vendredi 26 mars dernier avait lieu l'audience de plaidoirie devant le tribunal correctionnel d'Anvers contre les gérants de Puppy House (désormais Happy Doggy) de Boechout. Puppy House/Happy Doggy est l'un des plus grands revendeurs de chiots belges : les gérants, Mathieu Clerckx et Louisa Thees, vendent 120 chiots par mois à un prix 2 à 3 fois supérieur à celui auquel ils les achètent en Europe de l'Est (le chiffre d'affaires en 2020 était de 2,2 millions d'euros). GAIA, ainsi que plusieurs personnes qui avaient fait l’acquisition d’un chiot à Boechout, se sont portées partie civile devant le tribunal correctionnel d’Anvers.

En 2017, les prévenus avaient déjà été condamnés à une confiscation de leurs biens à hauteur de 191 000 euros. 382 chiots avaient alors été importés beaucoup trop jeunes depuis la République Tchèque. Malheureusement, 4 ans plus tard, Puppy House/Happy Doggy n'a toujours pas appris la leçon.

Le ministère public réclame donc à leur encontre :

  1. Une interdiction à vie de détenir des animaux
  2. La fermeture de l’élevage
  3. La confiscation d'actifs illégaux pour un montant de 2,5 millions d'euros
  4. Une peine de 6 mois de prison.

Le ministère public affirme de plus que Puppy House/Happy Doggy fonctionne de manière illégale. Selon le procureur, Puppy House/Happy Doggy viole les réglementations environnementales : plus de 10 chiens adultes y seraient élevés sans le permis environnemental de classe 2 requis. Le chenil est par ailleurs situé dans une zone résidentielle, alors qu'il est interdit d’y installer des exploitations comptant plus de 10 chiens adultes afin d'éviter les nuisances. Puppy House/Happy Doggy violerait également les lois sur le bien-être des animaux en vendant des animaux présentant des symptômes de maladies, en faisant preuve de cruauté à leur égard (en euthanasiant et en jetant à la poubelle les chiots malades, parfois encore vivants), en leur administrant des médicaments non homologués et inadaptés, sous prétexte qu'ils sont bon marché, en vendant des chiots trop jeunes, en ne fournissant pas de soins médicaux adéquats et en important des animaux d'Europe de l'Est sans élever suffisamment de portées par eux-mêmes. Le procureur général, Marc Van Cauteren, a qualifié les gérants de "commerçants ignobles" qui sont jugés pour des "pratiques répugnantes".

Le procureur a également réclamé des amendes de 2 x 8 000 euros et de 1 x 4 000 euros pour les trois vétérinaires soupçonnés d'avoir aidé à contourner la législation sur la quarantaine en vigueur dans notre pays : ils auraient libéré les chiots avant la fin de la période de 10 jours obligatoire, sans justification suffisante.

Lors de l'audience du 26 mars, le procureur a même parlé de "d'organisation criminelle". La défense était dans tous ses états à cause de cela.

GAIA espère que le tribunal fera valoir la demande de l'avocat et que justice sera rendue pour tous les chiots concernés par cette affaire/passés entre les mains de Puppy House/Happy Doggy.

Le verdict sera rendu en audience publique le 30 avril 2021. Bien sûr, GAIA en rendra un rapport fidèle. Toute personne qui le souhaite peut assister à l'audience.

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