Un rapport de l’AFSCA confirme la souffrance animale filmée par GAIA

Un rapport de l’AFSCA confirme la souffrance animale filmée par GAIA

GAIA informe
25 octobre 2012

Un rapport de l'AFSCA confirme la souffrance animale criante dans la vidéo que GAIA a filmée sur 11 abattoirs temporaires lors de la Fête du Sacrifice de l'année dernière. Les inspecteurs de l'AFSCA ont notamment constaté des mouvements de scie avec des couteaux émoussés et non désinfectés, ainsi que des animaux toujours conscients, souffrant d'une rupture des vertèbres cervicales et incapables de bouger. La situation de demain ne sera pas différente à celle de 2011. GAIA s'insurge contre les déclarations la ministre en charge du Bien-être animal, Laurette Onkelinx, qui dans sa réponse à une question parlementaire récente, a annoncé qu'elle ne prendrait pas d'initiatives en faveur de l'étourdissement obligatoire en raison de la régionalisation (après 2014) du Bien-être animal. « Au vu de l'insoutenable souffrance animale causée par l'abattage sans étourdissement, il est légitime d'attendre de la part d'une ministre prenant ses compétences au sérieux qu'elle introduise au moins une proposition de loi visant la généralisation de l'étourdissement à tous les abattages, rituels y compris », commente le président de GAIA, Michel Vandenbosch. « Expliquer en tant que ministre en charge qu'on ne prendra aucune mesure pendant les deux prochaines années sous couvert de la régionalisation, cela revient à se rendre politiquement complice d'une souffrance animale criante, inacceptable et évitable. Madame Onkelinx nous avait pourtant habitués à d'autres déclarations. » GAIA demande à la ministre Onkelinx de revenir rapidement sur sa position indolente, dans l'intérêt du bien-être animal. Lors de la Fête du Sacrifice de 2011, 42.899 moutons, bovins en chèvres ont au total été abattus sans étourdissement en Belgique.

A la fin 2009, GAIA diffusait une vidéo accablante que l'organisation de défense des animaux avait tournée dans différents abattoirs en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre, où des moutons, des chèvres et des bovins sont abattus chaque jour sans étourdissement. En réaction, la ministre Onkelinx avait répondu au Parlement qu'elle attendait l'avis du Conseil du Bien-être animal et qu'elle prendrait elle-même l'initiative si aucun consensus n'était trouvé avec les communautés musulmane et juive-orthodoxe. Cet avis a été déposé il y a deux ans sur son bureau, et indique que l'abattage sans étourdissement est une pratique inacceptable, entraînant une souffrance animale évitable. Aujourd'hui, la ministre annonce qu'elle ne prendra aucune initiative. Pourtant, selon un récent sondage d'opinion réalisé par IPSOS, 9 Belges sur 10 estiment que les animaux doivent être également étourdis dans le cadre d'un abattage rituel (88 %) et que la loi doit être modifiée dans ce sens (89 %).

Par ailleurs, il ressort d'un rapport de l'AFSCA que des inspecteurs de l'Agence pour la sécurité alimentaire ont constaté une grande souffrance animale, dont

-des moutons abattus par des personnes inexpérimentées ou incompétentes

  • des couteaux insuffisamment aiguisés et désinfectés, des mouvements de scie lors de l'égorgement

  • des moutons abattus et toujours conscients, souffrant de rupture des vertèbres cervicales et incapables de bouger

  • des moutons transportés les pattes liées (interdit), dans des coffres de voiture (interdit), sur le dos

Les images filmées par GAIA sur 11 sites d'abattage temporaires à Liège, Bruxelles, Schaerbeek, Anderlecht, Anvers, Haaltert, Hasselt, Louvain, Londerzeel, et Wolvertem montrent des sacrificateurs effectuer l'égorgement en plusieurs va et vient, en faisant des mouvements de scie avec la lame. Après l'égorgement, certains continuent à mutiler la gorge tranchée avec le couteau, notamment afin d'éliminer les membranes de peau. Toujours sensibles à la douleur, les animaux réagissent avec vigueur. Les moutons se débattent vivement, dès le moment où la lame coupe la chair. Pendant et après l'égorgement, on peut entendre des chevreaux pousser de longs cris et gémissements ; l'un des chevreaux est jeté au sol alors qu'il se vide de son sang... Les animaux sont déchargés maladroitement des coffres de voitures, et tombent au sol. Des béliers, trop lourds pour la table de transport, en chutent également. Les animaux, encore conscients après l'égorgement, sont fortement malmenés.

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Pour une interdiction de l’abattage sans étourdissement à Bruxelles-Capitale.

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