Qu’est-ce qui change pour les animaux ce 1er janvier 2019 ?

Qu’est-ce qui change pour les animaux ce 1er janvier 2019 ?

Succès
28 décembre 2018

Les poneys interdits de foires

Le 1er janvier 2019, beaucoup de choses changent au plan du bien-être animal. « La régionalisation de la compétence en matière de bien-être animal a créé une dynamique positive, déclare la directrice de GAIA, Ann De Greef. Au cours des quatre dernières années, de nombreuses décisions importantes ont été prises et seront appliquées concrètement dans les années à venir. Par exemple, l’interdiction des nouvelles installations de poules pondeuses en cage (2028) en Wallonie, l’interdiction des élevages à fourrure (2023) en Flandre, ou encore l’interdiction en Flandre du gavage pour la production de foie gras (2023). »

Mais ce 1er janvier 2019, qu’est-ce qui change réellement pour les animaux ?

  • À partir du 1er janvier 2019, les manèges à poneys sont totalement interdits dans la Région de Bruxelles-Capitale.

En Wallonie, cette même interdiction entrera en vigueur le 1er janvier 2023.

  • À partir du 1er janvier 2019, la stérilisation des chats devient obligatoire en Wallonie.

À Bruxelles et en Flandre, cette obligation est déjà en vigueur depuis 2018. Par conséquent, la stérilisation des chats domestiques devient une obligation nationale. Une première en Europe… Et pourtant, une obligation nécessaire car « trop de chats tue les chats ». En effet, chaque année, environ 30.000 chats se retrouvent dans les refuges belges. Plus d’un tiers d’entre eux doivent être euthanasiés en raison du manque d’espace et du manque d’adoptants. « Ce n’est pas la faute des refuges, mais bien des propriétaires de ces chats qui laissent faire la nature, explique Ann De Greef. Des années de campagnes de sensibilisation n’ont pas suffi à résoudre le problème de la surpopulation des chats errants. Une loi était donc nécessaire pour inverser la donne. »

  • À partir du 1er janvier 2019, les mesures phares du Code wallon du bien-être animal entrent en vigueur.

Approuvé – à la quasi-unanimité – par le Parlement wallon le 3 octobre 2018, le Code wallon du BEA contient diverses mesures qui seront appliquées dès le début de l’année 2019. Parmi les plus marquantes : l’introduction du permis de détention d’un animal qui autorisera toute personne de plus de 18 ans à détenir un animal. En cas de manquement, ce permis (ainsi que l’animal) pourra être retiré. D’autres mesures existent dans ce code comme l’interdiction, partout en Wallonie, de pièges à colle. « C’est un sérieux pas en avant car une fois attrapés par un piège à colle (des plaques enduites de glu), les animaux subissent une agonie qui peut durer plusieurs jours, explique Ann De Greef. Il est presque impossible de sauver un animal dont les plumes ou les poils sont enduits de colle. » Parmi les nouveautés du code, notons aussi l’obligation d’utiliser des caméras de surveillance dans tous les abattoirs installés en Wallonie. Enfin, à partir du 1er janvier 2019, tout animal détenu en prairie devra aussi disposer d’un abri naturel ou artificiel pouvant le protéger des effets du vent, du soleil ou de la pluie.

  • À partir du 1er janvier 2019, il est interdit d’abattre des animaux sans étourdissement en Flandre.

Après plus de 22 ans de campagne, le Parlement flamand a approuvé l’interdiction des abattages sans étourdissement le 28 juin 2017. À compter de janvier, un étourdissement préalable ou un étourdissement réversible par électronarcose devra systématiquement être réalisé pour les moutons et les chèvres avant leur mise à mort. Pour les bovins, un étourdissement immédiatement après l’égorgement (post-cut stunning) sera appliqué jusqu’à ce que la méthode de l’étourdissement réversible soit au point pour les races spécifiques de bovins abattues chez nous. En Wallonie, où le Parlement a entériné une loi le 17 mai 2017, cette interdiction n’entrera en vigueur que dans neuf mois. En effet, une dérogation est tolérée pour les seuls abattages rituels, pour lesquels l’étourdissement réversible par électronarcose (un procédé censé ne pas entraîner de lui-même la mort de l’animal, saigné après avoir été étourdi) ne sera exigé qu'à partir du 1er septembre 2019.

Pour le moment, les abattages sans étourdissement sont toujours tolérés à Bruxelles.

  • 2019 sera également l’année des échevins du Bien-être animal.

L’importance politique et sociale du bien-être animal continue de croître et nous l’observons également au plan local. Jamais auparavant, il n’y avait eu autant d’échevins du Bien-être animal. Et tout porte à croire que leur nombre ne fera qu’augmenter en 2019.

« Bien qu’il y ait eu beaucoup d’avancées au cours des quatre dernières années, notre travail est loin d’être terminé », explique De Greef. « L’interdiction de l’abattage sans étourdissement à Bruxelles, l’interdiction du gavage en Wallonie, l’interdiction de la castration chirurgicale des porcelets en Flandre et en Wallonie et l’interdiction des cages pour les poules pondeuses en Flandre : ce ne sont là que quelques-uns des thèmes auxquels nous serons confrontés dans les années à venir. Et pour lesquels nous continuerons à nous battre ! »

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