Procès contre un « dog sitter » poursuivi pour actes de zoophilie sur un berger allemand

Procès contre un « dog sitter » poursuivi pour actes de zoophilie sur un berger allemand

17 février 2018

Mardi prochain à 9 heures, un procès se tiendra contre un « dog sitter » au Tribunal correctionnel de Flandre-Orientale. L'homme risque une condamnation pour rapports sexuels avec (au moins) un berger allemand dénommé Rasko. « La zoophilie est une pratique qui est contraire à la dignité et au bien-être des animaux. De tels abus sont inadmissibles », condamne le président de GAIA, Michel Vandenbosch.

Entre le 22 janvier et le 30 janvier 2016, H.P. était parti en vacances avec sa famille. Pour assurer la garde de son chien Rasko, il avait fait appel à D.D.M., qui travaillait comme « dog sitter ». Grâce aux caméras de surveillance installées dans son habitation – et dont D.D.M. avait connaissance –, H.P. s'est rendu compte que l'homme se promenait entièrement nu dans la maison, et avait des rapports d'ordre sexuel avec le chien.

Peine d'emprisonnement

Depuis le 19 mars 2007, la Belgique punit explicitement « celui qui a des relations sexuelles avec des animaux ». En Flandre, là où les faits se sont produits, les dispositions pénales prévoient une peine d'emprisonnement de un à trois mois, et des amendes pouvant atteindre 2000 euros. La pénalisation de la zoophilie correspond en réalité à un résultat obtenu par GAIA. En 2006, l'organisation de défense des animaux déposait plainte contre un homme de 36 ans, travaillant comme veilleur de nuit dans un refuge, et qui s'était adonné à des rapports sexuels avec des chiens entre 1997 et 1999. Cette personne, qui utilisait sur internet le pseudonyme Freaky, avait l'habitude de filmer et de photographier ses actes sexuels avec les animaux, et de les publier sur le net. Il n'avait finalement pas été condamné pour faits de maltraitance animale car le juge avait alors estimé qu'il n'existait pas de base légale pour le faire. GAIA avait ensuite milité pour une modification de la loi sur le bien-être animal, et obtenu satisfaction en 2007.

« GAIA est finalement parvenu à faire modifier la loi sur le bien-être animal pour que les faits de zoophilie ne restent plus impunis », explique Michel Vandenbosch. « J'ai bon espoir que le tribunal va sanctionner ces actes répugnants, puisque les relations sexuelles avec animaux sont explicitement punissables. Il faut condamner de telles choses, d'autant plus lorsque les faits sont reconnus par leur auteur. »

L'avocat de GAIA, Maître Anthony Godfroid, ajoute : « Le législateur estime très justement que les relations sexuelles avec des animaux sont tout aussi punissables que des relations sexuelles avec des enfants. J'espère parvenir à obtenir une peine substantielle pour ce « dog sitter ».

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