Peine exemplaire pour un éleveur de chiots frauduleux

Peine exemplaire pour un éleveur de chiots frauduleux

19 mars 2018

Gerd Wellekens, un éleveur intensif de chiots, a été condamné à une peine de prison de six mois ferme, à une amende de 12 000 euros, ainsi qu'à une interdiction à vie de détenir des animaux

Au cours de sa carrière, Gerd Wellekens s'est rendu coupable de négligence et de maltraitance sur des milliers de chiens, sur lesquels il faisait du profit d'une manière perverse. Ce matin, le tribunal correctionnel d'Anvers a décidé d'appliquer les peines maximales prévues en matière de protection des animaux. Par ailleurs, le tribunal a reconnu l'intérêt de GAIA à se constituer partie civile. L'association de défense des animaux reçoit un dédommagement moral de 2501 euros.

Selon l'avocat Maître Godfroid, c'est la première fois qu'un tribunal prononce une peine d'emprisonnement ferme envers un éleveur de chiens. Autre particularité importante : le tribunal a également jugé que les conditions d'élevage des animaux contrevenaient à l'article 1 de la loi sur le bien-être animal. C'est un signal clair : les usines à chiots ne sont plus les bienvenues.

GAIA se réjouit surtout de l'interdiction à vie de détenir des animaux. « On évite ainsi que cet éleveur frauduleux reprenne ailleurs son commerce cruel », commente le président de GAIA, Michel Vandenbosch. L'association espère également que grâce à ce jugement, les instances locales supérieures (les autorités flamandes compétentes) réfléchiront à deux fois. « De tels élevages intensifs de chiots ne devraient jamais recevoir d'agrément », condamne Michel Vandenbosch. « Il est impossible d'accorder suffisamment d'attention au bien-être des chiots quand ils sont élevés en si grands nombres. » Pour GAIA, ce jugement représente donc un précédent important. « C'est un signal clair qui est envoyé aux éleveurs : il y a une loi en vigueur, et la souffrance animale est prise au sérieux. »

Historique

Le 30 mars 2016, GAIA avait déposé plainte contre Gerd Wellekens – qui a, entre-temps, quitté la Belgique – pour cause de négligence animale grave. Il était alors l'exploitant des élevages Kempenaars Kennel, Antwerpse Puppykennel (reprises sous la société Just Dogs SPRL) et Milando Breeding (comme entité de Dogs Unlimited Belgium SPRL).

Pendant des années, Gerd Wellekens s'est rendu coupable de maltraitance animale. « Il faisait en outre de la fausse publicité pour ses animaux sous le logo fictif "International Quality Breeders" », explique Michel Vandenbosch. Les particuliers avaient ainsi l'impression qu'il s'agissait d'un petit élevage de chiots, alors que les jeunes animaux provenaient de son « usine à chiots » à Kasterlee, ou étaient importés de Hongrie.

En mars 2016, Gerd Wellekens a déposé le bilan. Il a alors essayé d'attribuer tous les torts à Just Dogs SPRL, et de vendre les chiens à Dogs Unlimited Belgium SPRL. Mais grâce notamment à GAIA, plus de 400 animaux ont pu être saisis le 1er avril 2016, et être placés dans plusieurs refuges. Les chiens étaient dans un piteux état : ils souffraient de blessures et de maladies graves, et d'une négligence avancée. Le 9 novembre 2017, l'éleveur a été renvoyé par la chambre du conseil d'Anvers devant le tribunal correctionnel, pour cause notamment d'infraction à l'article 1 de la loi sur le bien-être animal. Le 19 février, le procureur du Roi a requis une peine maximale de six mois d'emprisonnement ferme, d'une amende de 12 000 euros, et d'une interdiction à vie de détenir des animaux.

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