Un Ministre du Bien-être animal au nouveau gouvernement wallon

Un Ministre du Bien-être animal au nouveau gouvernement wallon

GAIA informe
22 juillet 2014

La Région wallonne se voit confier la responsabilité de la matière du bien-être animal, qui est régionalisée depuis le 1er juillet. Le nouveau gouvernement vient de décider que le bien-être animal devient une compétence à part entière, confiée à un ministre qui en porte le titre.

L'association de defense des animaux GAIA avait fortement fait valoir auprès des négociateurs gouvernementaux que ce ministre ne pouvait pas à la fois être chargé de l'Agriculture. Son Président Michel Vandenbosch se réjouit que la compétence du bien-être animal soit désormais confiée au ministre de l'Environnement : "Afin de pouvoir mener, au cours des cinq années à venir, une politique en matière de bien-être animal digne de ce nom, il est essentiel d'éviter les conflits entre les intérêts économiques des filières d'élevage et la protection légitime des animaux utilisés massivement dans ce domaine."

Interdiction élevages à fourrure

Parmi ses priorités, le nouveau gouvernement wallon entend interdire l'élevage d'animaux pour la production de fourrure. "Un signal très clair et positif."réagit Michel Vandenbosch. C'est d'ailleurs dans cette perspective que l'association de défense des animaux lance un nouvel appel au collège communal de Virton pour que celui-ci émette enfin un avis négatif à l'encontre du projet d'implantation d'un élevage de 18 000 visons destinés à la production de fourrure. En émettant un avis négatif, le collège s'inscrirait dans la lignée de l'accord de gouvernement wallon, tout en respectant la volonté de la population de Virton qui se veut majoritairement opposée à ce type d'élevage.

Surpopulation féline

Le nouveau gouvernement wallon poursuivra le plan de stérilisation des chats, qui comprend la stérilisation obligatoire des chats domestiques et qui impose aux communes de mener une politique de stérilisation des félins errants afin d'éviter des problèmes de surpopulation. Il étudiera la possibilité de mettre fin aux expériences sur l'ensemble des 
primates, et les tests sur animaux seront limités 'au strict nécessaire'. GAIA avait insisté auprès des négociateurs gouvernementaux pour que ces points soient repris explicitement dans l'accord de gouvernement wallon (Cliquez ici), ce qui est aujourd'hui le cas.

Deux importantes lacunes

Michel Vandenbosch, président de GAIA, salue les mesures : « L'accord du gouvernement wallon répond à bon nombre de nos préoccupations. ». Toutefois GAIA déplore que cet accord n'aborde ni l'abattage rituel sans étourdissement, ni la castration chirurgicale des porcs. qui entraînent des souffrances inacceptables auprès des animaux. « Deux importantes lacunes », estime Michel Vandenbosch, qui profite de l'occasion pour annoncer une manifestation nationale en faveur de l'étourdissement obligatoire de tous les animaux destinés à l'abattoir, sans exception pour les abattages rituels. Cette manifestation aura lieu le dimanche 28 septembre à Bruxelles.

XXII. Bien-être animal

Avec le transfert de la compétence de l'Etat fédéral vers la Wallonie, celle-ci est désormais compétente pour prendre toute mesure en vue de protéger les animaux et favoriser leur bien-être, dans le cadre d'un dialogue constructif avec les secteurs économiques concernés. 
Concrètement, le Gouvernement entend :

  • soutenir les initiatives d'harmonisation européenne vers le haut des normes du bien-être animal afin de valoriser les efforts accomplis par les 
éleveurs, notamment au niveau belge

  • sensibiliser la population à la question du bien-être animal et de la maltraitance envers les animaux et valoriser le travail des éleveurs dans 
ce domaine

  • encourager l'insertion de clauses spécifiques en faveur des produits respectueux du bien-être animal, notamment ceux issus de l'agriculture wallonne particulièrement respectueux de ces normes, dans les cahiers des charges utilisés dans les restaurants collectifs

  • soutenir et promouvoir, en misant sur la recherche, les filières et les agriculteurs qui vont au-delà des normes actuelles du bien-être animal dans tous les types d'élevages ; - interdire l'élevage d'animaux pour la production de fourrure

  • limiter les expériences sur animaux au strict nécessaire

  • étudier la possibilité de mettre fin aux expériences sur l'ensemble des 
primates, à l'instar de ce qui existe pour les gorilles et chimpanzés

  • stimuler le développement de méthodes alternatives fiables, spécialement 
s'agissant des expériences impliquant des espèces sensibles

  • poursuivre l'exécution du plan de stérilisation des chats, qui offre des perspectives de solution durable à la surpopulation dans les refuges tout en apportant une réponse respectueuse du bien-être animal à la 
problématique des chats errants ou retournés à l'état sauvage

  • renforcer les sanctions et le suivi pour les faits intentionnels de 
maltraitance animale.

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