GAIA qualifie d'inacceptable la note de Di Rupo au sujet du bien-être animal

GAIA qualifie d'inacceptable la note de Di Rupo au sujet du bien-être animal

GAIA informe
05 juillet 2011

Bruxelles, 5 juillet 2011. « Inacceptable ! » Voilà comment l'organisation de défense des animaux GAIA qualifie le point relatif au bien-être animal dans la note de base du formateur, Elio Di Rupo.* Celle-ci prévoit en effet et sans justification aucune que le bien-être animal devienne une compétence régionale. Michel Vandenbosch, le président de GAIA, explique : « Le transfert du bien-être animal à un niveau régional n'apportera aucune plus-value en termes de bien-être animal, et elle doit dès lors rester une matière fédérale. Un tel transfert de compétence, ne pouvant profiter aux animaux, représente au contraire une mesure potentiellement rétrograde."

Absurde

Régionaliser le bien-être animal implique que des normes différentes pourraient être d'application pour la Wallonie et pour la Flandre en ce qui concerne les animaux en laboratoire, en élevage, de compagnie... Ce transfert ne sert en rien les intérêts des animaux. Les normes en vigueur par exemple pour les parcs animaliers pourraient donc différer selon qu'un zoo se situe en Wallonie ou en Flandre. Une décision absurde dans un pays aussi petit que la Belgique. Un tigre enfermé dans un zoo en Wallonie a pourtant les mêmes besoins qu'un tigre dans un zoo en Flandre. En cas de régionalisation, les contrôles (ainsi que leur qualité et leur mise en œuvre) relatifs au respect de la législation en vigueur pour le bien-être animal risquent également de différer en fonction de la région où ils sont effectués. Ils pourraient être moins stricts en Wallonie qu'en Flandre, ou l'inverse, avec toutes les conséquences que cela peut avoir.

Retour en arrière

GAIA craint que suite à un transfert vers les régions des matières relatives au bien-être animal, cette matière soit à nouveau placée sous la tutelle de l'agriculture. Les avancées effectuées ces dix dernières années en matière de bien-être animal ont été possibles grâce à son retrait, depuis 1999, du portefeuille de l'agriculture. Le Conseil du Bien-être Animal, qui travaille de façon efficace, la Commission des parcs zoologiques, qui rend des avis sur les normes pour les animaux dans les parcs animaliers, et le Comité déontologique en matière d'expérimentation animale, qui avise la ministre fédérale chargée du bien-être animal : ces exemples d'organes consultatifs sont tous structurés au niveau fédéral. Il en va de même pour l'AFSCA, qui est compétente pour contrôler le respect des lois relatives au bien-être animal à tous les stades de la chaîne alimentaire. Régionaliser ces structures revient à compliquer inutilement le système, jusqu'à le rendre inopérant. Marcher à rebours n'est pas envisageable.

Aucun bénéfice pour le bien-être animal

Dans sa note, le formateur ne mentionne nulle part quels seraient les avantages qu'entraînerait un transfert vers les régions des matières relatives au bien-être animal. « Une chose est claire : ce ne sont certainement pas les intérêts des animaux qui ont été pris en compte », conclut Michel Vandenbosch.

  • p. 94 de la note
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