GAIA à propos de la régionalisation du bien-être animal : le sommet de l'indifférence politique

GAIA à propos de la régionalisation du bien-être animal : le sommet de l'indifférence politique

GAIA informe
10 décembre 2011

Bruxelles, le 11 octobre 2011 – L'organisation de défense des animaux GAIA s'oppose catégoriquement à la régionalisation du bien-être animal, une mesure décidée par les négociateurs de la réforme de l'Etat. « Il s'agit d'une décision irréfléchie, le sommet de l'indifférence politique, qui menace de réduire à néant les avancées réalisées ces dernières années en matière de bien-être animal », réagit le président de GAIA, Michel Vandenbosch. Les négociateurs enterrent ainsi 25 années de loi fédérale sur le bien-être animal, un anniversaire encore fêté la semaine dernière dans l'hémicycle parlementaire lors de la Journée mondiale des animaux. En outre, la manière dont cette compétence sera régionalisée n'est expliquée nulle part. « Ils n'y ont pas réfléchi une seule seconde. Ils devraient avoir honte de tant d'indifférence et de mépris pour tous les citoyens de ce pays qui se soucient sincèrement du bien-être des animaux.»

LES ANIMAUX DÉLAISSÉS PAR ONKELINX ET SES HOMOLOGUES Le mouvement de défense des animaux n'a jamais été en faveur d'une régionalisation du bien-être animal, que du contraire. Tout donne en revanche à entendre que cette mesure était réclamée par le lobby agricole wallon. L'absence de réaction de Laurette Onkelinx, la ministre fédérale en charge du bien-être animal et la représentante du PS à la table des négociations, est à cet égard pour le moins explicite.

UN CAS D'ÉCOLE D'INEFFICACITÉ

La régionalisation du bien-être animal est un cas d'école d'inefficacité, et n'apporte aucun bénéfice en faveur des animaux. Au contraire, cette mesure complique inutilement la situation.

ABSURDITÉ

La régionalisation de cette compétence engendrera des différences entre les normes wallonnes, bruxelloises et flamandes relatives au bien-être animal. Un cas de figure absurde dans un pays aussi petit que le nôtre. Autre danger important : que le bien-être animal soit à nouveau placé sous la tutelle de l'agriculture et/ou d'un autre lobby économique. Toutes les avancées effectuées ces dix dernières années en matière de bien-être animal ont été possibles grâce à son retrait, depuis 1999, du portefeuille de l'agriculture. La régionalisation risque à présent d'engendrer un retour en arrière.

LA LOI FÉDÉRALE ENTERRÉE

La semaine dernière, à l'occasion d'un colloque sur les 25 ans de la loi fédérale sur le bien-être animal, Michel Vandenbosch, le président de GAIA, a appelé les négociateurs à faire en sorte que cet anniversaire ne soit pas le dernier. Ces mêmes négociateurs enterrent à présent la loi fédérale sur le bien-être animal.

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