GAIA fait le point sur demain

GAIA fait le point sur demain

Succès
28 décembre 2011

Chaque année, le 1er janvier apporte son lot de bonnes résolutions, mais également sa liste de « tout ce qui va changer ». L'organisation de défense des animaux GAIA a dressé la liste des modifications prenant cours le 1er janvier et ayant trait au bien-être animal.

3 changements à partir du 1er janvier 2012 :

1) La loi relative au bien-être des animaux utilisés dans les cirques à des fins d'amusement du public reçoit une modification importante.

Depuis 2005, les normes en vigueur pour les parcs zoologiques s'appliquent également à la détention d'animaux sauvages dans les cirques. Mais les éléphants, les tigres, les lions, les pumas et les panthères faisaient l'objet de normes de transition. Dès le 1er janvier 2012, les normes en vigueur dans les parcs zoologiques entreront en application pour ces animaux également. Dans la pratique, cela signifie que :

• les éléphants dans les cirques doivent bénéficier d'un enclos extérieur de min. 1000 m2 (au lieu de 100 m2)

• les lions et les tigres : min. 100 m2 (au lieu de 60 m2)

• les panthères, pumas et léopards : min. 60 m2 (au lieu de 30 m2)

L'organisation de défense des animaux GAIA milite pour une interdiction de la détention d'animaux sauvages dans les cirques, comme c'est déjà le cas en Autriche et en Grande-Bretagne. Un non-respect de la loi en vigueur est souvent observé, surtout auprès des cirques étrangers de passage sur notre territoire. GAIA demande aux villes et communes de ne pas accorder d'autorisation aux cirques utilisant des animaux sauvages, ni aux cirques possédant une réputation douteuse. En Belgique, 130 villes et communes ont d'ores et déjà décidé de ne plus accepter les cirques avec animaux sauvages sur leur territoire.

2) Dès le 1er janvier, la chaîne de supermarchés Lidl ne vendra plus de viande provenant de porcelets castrés (chirurgicalement).

Lidl devient ainsi la deuxième chaîne de supermarchés, après Colruyt, à cesser la vente de viande de porcelets castrés suite à ses concertations avec GAIA. Lidl vendra à la place de la viande de porcs intacts.

  • Contrairement à ce que la Fédération belge des abattoirs (Febev) laisse entendre, le 1er janvier 2012 ne signifiera pas la fin de la castration à vif des porcelets. Sur la base de la Déclaration de Bruxelles (un accord non contraignant et sans force de loi entre différentes parties), les porcelets se verront dans le meilleur des cas administrer un simple analgésique à partir du 1er janvier 2012.

Michel Vandenbosch, le président de GAIA, commente : « Cela revient à prendre une aspirine avant de se faire arracher une dent chez le dentiste. »

Cette année, GAIA a attiré l'attention médiatique et citoyenne sur la problématique de la castration à vif des porcelets, au moyen de sa campagne « Laissez-les pendouiller ». A cette occasion, plus de 10 000 hommes ont laissé symboliquement et le temps d'une journée leur caleçon au placard. Dans le cadre de cette campagne, GAIA réclame l'interdiction de la castration à vif des porcelets, une pratique occasionnant une souffrance aiguë. Depuis 2009, une alternative tout à fait indolore est par ailleurs disponible : l'Improvac. Ce vaccin prévient l'apparition de l'odeur de verrat, et est également avantageux pour les éleveurs, comme pour l'environnement. Une autre alternative consiste à simplement ne pas castrer les porcelets, et à les laisser intacts.

3) L'interdiction européenne des cages de batterie classiques pour les poules pondeuses entre en vigueur. Cependant, les cages dites « aménagées », à peine plus grandes que les cages conventionnelles, resteront autorisées. Selon la cellule Bien-être Animal du SPF Santé Publique, plus d'un quart (28 %) des éleveurs de poules pondeuses n'auront pas encore mis leurs installations en conformité à la date du 1er janvier 2012, malgré les douze années auxquelles le secteur a eu droit pour faire le nécessaire. Les mesures qu'adoptera la Commission européenne à l'égard des Etats membres n'étant pas en règle, restent à déterminer. GAIA considère que des mesures strictes doivent être prises dans la mesure où le secteur a eu suffisamment de temps pour se mettre en conformité. Par ailleurs, l'organisation de défense des animaux réclame une interdiction des cages dites aménagées, qui constituent une amélioration dérisoire en matière de bien-être animal.

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