La fourrure nuit aussi à l'environnement

La fourrure nuit aussi à l'environnement

Action de GAIA
24 février 2011

En comparaison avec d'autres sortes de textiles (coton, acrylique, laine, polyester), la production de fourrure est particulièrement nocive pour l'environnement. C'est la conclusion à laquelle sont arrivés les chercheurs de CE Delft, un bureau d'étude indépendant hollandais, spécialisé dans les questions environnementales. À la demande des associations GAIA, Bont voor Dieren (Pays-Bas) et LAV (Italie), ils ont étudié l'impact environnemental engendré par la production de fourrure, de l'élevage des animaux à l'étoffe traitée.

Beaucoup plus nocif que le textile

La fourrure se révèle plus nocive pour 17 des 18 paramètres pris en compte, et qui comprennent le changement climatique, l'appauvrissement de l'ozone, la formation de particules fines, l'acidification des sols, la consommation en eau ou encore l'occupation du sol. L'enquête a été axée sur la fourrure de visons car il s'agit du seul animal élevé aux Pays-Bas et en Belgique à cet effet. Le plus grand tort est causé par la production de l'alimentation des visons. Le lisier engendré par les élevages et les produits chimiques utilisés sont également très nocifs pour l'environnement. Seule exception, la consommation en eau, mais seule la production de coton est plus gourmande en la matière que la fourrure.

L'effet de la fourrure sur le changement climatique

L'émission d'oxyde nitreux et d'ammoniaque, provenant du lisier des visons, sont également responsables d'acidification et de formation de particules fines. La production de 1 kg de fourrure requiert plus de 11,4 peaux de visons. L'impact d'une telle production de fourrure sur le changement climatique est 5 fois supérieure à la laine, qui est le plus nocif des autres textiles.

Consultez le rapport du CE Delft « The Environmental Impact of the Fur Production »

Une extension d'élevage de visons refusée

Le 24 janvier dernier, l'administration communale de Stekene (Flandre-Orientale) a rejeté la demande d'extension d'un élevage de visons. De 5000 visons, l'éleveur souhaite passer à une exploitation de 60 000 animaux. Ce projet n'a pas manqué de susciter les protestations du voisinage, qui ont introduit une réclamation, craignant principalement les odeurs dégagées par l'élevage. GAIA a également introduit une réclamation.

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