Chaton Lee : l'AFSCA a livré de mauvais documents au Pérou

Chaton Lee : l'AFSCA a livré de mauvais documents au Pérou

GAIA informe
28 mai 2020

Mercredi soir, il a été annoncé que les autorités péruviennes auraient refusé de placer le chaton Lee en quarantaine au Pérou. Selon GAIA et Anthony Godfroid, l'avocat de Selena Ali (23 ans), l'AFSCA a remis les mauvais documents à la SENASA, l'homologue péruvienne de l'AFSCA. «Les autorités sanitaires péruviennes ont été menées en bateau par l’AFSCA. Il s’agit d’un boycott délibéré», déclare Michel Vandenbosch, président de GAIA. L’association de défense des droits des animaux espère, qu'avec les bons documents, le Pérou acceptera d'accueillir le chaton et de le placer préventivement en quarantaine.

L’affaire du Chaton Lee prend une tournure kafkaïenne. Comme Lee n'avait pas le certificat SENASA pour l'exportation vers la Belgique, le chat ne pourraiten principe pas revenir. Toutefois, des exceptions sont autorisées. Le gouvernement péruvien demande en effet les certificats de santé et de vaccination que le chat avait lorsqu'il a quitté le Pérou. Sur cette base, une évaluation suivra. Le chat ne sera autorisé à entrer au Pérou que s'il dispose des documents d'importation nécessaires.

Seulement, ces documents n'ont pas été accordés par l'AFSCA à la SENASA. «Le certificat transféré date de mars. Il a bien sûr déjà expiré, car il n'est valable que pendant quinze jours. Il est maintenant question d'importer un chat de l'Union européenne au Pérou. Il faut pour cela un certificat d'exportation délivré par une autorité vétérinaire d'un État membre de l'UE, explique Michel Vandenbosch. L'AFSCA a bien entendu le pouvoir de le délivrer, ce qu'elle ne fera pas de son propre chef, à moins que le juge ne l'y oblige. Il s'agit d'un boycott délibéré. L'AFSCA veut mettre le juge sur une fausse piste.»

En février, l’AFSCA a renvoyé 10 chats (dont un mort en quarantaine à Zaventem…) au Qatar. Sans que cela ne pose de problème. « Pour des raisons évidentes, l’AFSCA veut sauvegarder le statut « rabies free / exempt de rage » de la Belgique. Renvoyer le chat maintiendrait ce statut à 100 %, car l’animal sera hors de L’UE. Nous estimons que l’AFSCA doit donc suivre sa propre logique et participer – et non boycotter – au renvoi du chat», précise le président de GAIA.

Le chat est bien immunisé

L'avocat de l'étudiante Selena Ali, MaîtreAnthony Godfroid, a entre temps envoyé les « documents nécessaires » aux autorités sanitaires péruviennes. «Ces documents incluent la preuve que le chat est bien immunisé contre la rage suite à la vaccination antirabique qu’il a reçue, la preuve que le chat ne peut en aucune manière transmettre la rage à son entourage, la preuve qu'il n'a pas développé de symptômes de rage en Belgique, ainsi que le passeport belge du chat mâle. En toute objectivité, nous pensons que le SENASA donnera son autorisation à Lee» , explique Maître Godfroid.

Pour rappel, Selena séjournait au Pérou lorsque la crise du Covid-19 s'est déclarée. Lors de son rapatriement, elle a décidé de ramener son chat Lee avec elle en Belgique. L'AFSCA a eu vent de l'arrivée de Lee sur le territoire, et exige son euthanasie sous prétexte que le chat a été vacciné contre le rage moins de trois mois auparavant. Depuis plusieurs semaines, GAIA demande que le chaton Lee soit épargné. Selon la législation européenne, l'euthanasie ne doit être pratiquée que si la mise en quarantaine, le rapatriement et les autres solutions s'avèrent impossibles. Ce qui n'est pas le cas ici. Les plaidoiries dans cette affaire auront lieu le 29 mai, à 10h00, au tribunal de Première instance néerlandophone d’Anvers.

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