77% des Bruxellois estiment qu’il faut taxer l’usage des animaux de laboratoire

77% des Bruxellois estiment qu’il faut taxer l’usage des animaux de laboratoire

GAIA informe
04 octobre 2019

Les Bruxellois attachent deux fois plus d’importance au bien-être animal qu’à l’aménagement du territoire ou aux administrations locales. Depuis la précédente législature, cette compétence a d’ailleurs gagné en importance, au point de devancer la propreté publique ou encore le tourisme aux yeux des Bruxellois. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête politique réalisée par IPSOS pour l’organisation de défense des animaux GAIA, quelques jours après la formation de l’actuel gouvernement bruxellois. Les priorités de GAIA suscitent par ailleurs une très forte adhésion : 74% des sondés estiment que la Région bruxelloise doit interdire l’abattage sans étourdissement.

Quelles sont les priorités des Bruxellois en matière de bien-être animal ? Entre la fin juillet et début août, l’institut de sondage IPSOS a mené une enquête à la demande de GAIA. Les conclusions reflètent les attentes des Bruxellois en ce qui concerne la politique de protection des animaux pour la législature 2019-2024.

Parmi les priorités avancées par GAIA, les Bruxellois attachent le plus d’importance à l’expérimentation animale : 86% des sondés se prononcent pour l’interdiction des expérimentations sur les singes, des chiens et des chats. Près de neuf Bruxellois sur dix (85% des répondants) souhaitent aussi que leur Région interdise les expérimentations animales pour les produits ménagers, tandis que huit Bruxellois sur dix (83% des sondés) demandent des objectifs concrets pour réduire annuellement le nombre d’animaux utilisés dans les laboratoires. Enfin, 77% des citoyens bruxellois estiment qu’il faut taxer l’usage des animaux de laboratoire.

Les Bruxellois se montrent aussi particulièrement sensibles aux conditions d’élevage des animaux : 85% des sondés souhaitent que leur Région impose des restrictions sur les élevages intensifs de chiens et de chats. Par ailleurs, 74% des citoyens bruxellois approuvent une interdiction de l’abattage sans étourdissement.

Aussi important que la Recherche scientifique

Des résultats « écrasants », très similaires à ceux obtenus en Wallonie, se réjouit Michel Vandenbosch, le président de GAIA : « Depuis la régionalisation de cette compétence en 2014, l’importance du Bien-être animal a augmenté pour les Bruxellois en passant de la 11eà la 10eplace. Au point de devenir une compétence tout aussi importante que la Recherche scientifique. C’est une question aujourd’hui bien ancrée dans la société, y compris au niveau politique. »

Et de préciser : « Nos priorités, largement soutenues par les citoyens bruxellois, ne peuvent plus être considérées comme des sujets de second ordre. Nous souhaitons vivement que les parlementaires, le gouvernement bruxellois et le nouveau ministre du Bien-être animal prennent sérieusement en compte ces recommandations pour la législature en cours. »

8 Bruxellois sur 10 veulent interdire la fourrure

Parmi les autres priorités figurant également en haut du tableau : l’interdiction de la vente de fourrure (plébiscitée par 81% des Bruxellois) ou encore l’intégration du bien-être et de la dignité des animaux dans la Constitution belge, souhaitée par près de 80% des Bruxellois, toutes catégories confondues.

Autre résultat encourageant : l’interdiction de la vente de foie gras produit par gavage, désormais soutenue par près de 7 Bruxellois sur 10 (67% des répondants), notamment grâce aux intenses campagnes d’information et de sensibilisation réalisées par GAIA sur ce sujet.

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