5 priorités proposées aux partis politiques à l'occasion des élections fédérales du 13 juin 2010 | | | 3. Interdire la castration sans anesthésie des porcelets | | « Priorité précédente | Priorité suivante » | | | Chaque année en Belgique, environ 5,6 millions de porcelets sont castrés sans anesthésie. L'éleveur coupe les testicules avec un petit couteau à lame bien aiguisée. Les scientifiques ne doutent pas que cette méthode soit très douloureuse. La castration est appliquée pour éviter une odeur désagréable qui apparaît pendant la cuisson de la viande. Ce phénomène se produit chez 10 à 15% des animaux. En Belgique, le secteur a conclu en 2002 un accord avec le gouvernement, ainsi qu'avec GAIA et d'autres organisations protectrices des animaux. Il n'y aurait plus de castration sans anesthésie à partir de 2006, et plus de castration par voie chirurgicale à partir de 2009. L'immuno-castration (c.à.d. l'administration d'un vaccin - Improvac - qui prévient le développement des testicules) est l'alternative la plus réaliste. Malgré l'accord, et malgré la disponibilité du vaccin, les porcelets mâles sont encore castrés sans anesthésie aujourd'hui chez nous. Dans ce dossier également, le Conseil pour le Bien-être animal a donné un avis au Ministre, préconisant d'interdire la castration chirurgicale. Etes-vous d'accord pour que la castration sans anesthésie des porcelets soit interdite ? Si oui, quelles mesures ou initiatives seriez-vous disposé à prendre à cette fin? | | | Oui. Si la castration des porcelets doit pouvoir se faire dans les meilleures conditions possibles et avec un niveau de douleur le plus minime possible, toute modification des règles en vigueur doit faire l'objet au préalable d'une évaluation approfondie des différents impacts notamment savoir si les nouvelles règles sont effectivement profitable au bien-être animal. A court terme, il est important de soutenir la recherche en vue d'améliorer les techniques d'utilisation de l'immuno-vaccination. Elles ne pourront être pratiquées chez nous qu'à la condition d'avoir une communication transparente vis-à-vis du consommateur et qu'elles soient pratiquées uniformément dans toute l'Union européenne. Ce débat doit être porté au niveau européen, pour que les 27 Etats membres prennent des dispositions communes ou, qu'à tout le moins, les pays qui décident de l'application de cette technique ne puissent être pénalisés en ce qui concerne leurs exportations. Il convient de tout mettre en œuvre pour que ce débat puisse aboutir le plus rapidement possible au niveau européen. La solution la plus respectueuse du bien être animal et la plus durable serait de conduire un programme de sélection de porcs reproducteurs qui n'engendreraient plus d'individus mâles qui dégagent des odeurs « sui generis » rendant la viande impropre à la consommation. Le cdH soutient la mise en place de programmes de sélection allant dans ce sens. Le CDH propose de : - Soutenir le développement de la recherche (notamment sur l'immuno-vaccination) et de soutenir les filières qui adopteront ces critères de bien-être; - Militer pour une uniformisation des pratiques au niveau européen; - Associer l'ensemble des acteurs aux discussions relatives à la modification des textes et de prévoir un temps d'adaptation nécessaire et raisonnable au secteur pour la mise en place de toutes nouvelles mesures. | | | Oui. Nous sommes pleinement d'accord avec l'objectif de diminution de la souffrance des porcelets, en interdisant la castration chirurgicale sans anesthésie et en soutenant les alternatives (vaccin contre l'odeur de verrat, abattage à un poids inférieur,...). | | | Oui. A la seule condition que cette obligation soit étendue à toute l'Union européenne et respectée. Nous soutiendrons toute initiative visant à trouver, au niveau européen, une alternative à la castration à vif des porcelets. D'une manière générale, le MR continuera à défendre la transposition correcte et intégrale des directives européennes relatives au Bien-être animal. | | | Oui, évidemment. Surtout qu'il existe des alternatives plus respectueuses des animaux tout aussi efficaces. | | | Oui, les alternatives à la castration à vif existent. Il faut les imposer sans délai, en laissant le choix de la méthode à l'éleveur. Pour le PS, la présidence belge de l'Union européenne doit être l'occasion pour la Belgique de susciter une initiative de la Commission visant à généraliser l'interdiction de la castration à vif au niveau européen. | |