Sondage INRA (IPSOS) : PRESQUE 8 BELGES SUR 10 (79%) VEULENT UNE INTERDICTION DE L'ELEVAGE D'ANIMAUX POUR LEUR FOURRURE

    -De nouvelles images montrent les souffrances endurées par des animaux à fourrure dans les élevages belges

    -La ministre britannique Maria Eagle, l¹architecte de l'interdiction légale des élevages d'animaux à fourrure, expliquera cet après-midi lors d¹un entretien avec des parlementaire belges et le présidént du SP.A, Steve Stevaert, comment l¹interdiction en Grande Bretagne a été réalisée.

    -GAIA lance une pétition et demande des mesures au ministre chargé du Bien-être animal, Rudy Demotte




le 30 novembre 2004

Communiqué de Presse

© GAIA




79% des Belges répondent oui à la question de savoir si l'élevage des animaux pour leur fourrure devrait être interdit dans notre pays (85% en Wallonie, 84% à Bruxelles et 76% en Flandre).
Seulement 15% des Belges n'ont pas d'objection à ce que des animaux soient élevés pour leur fourrure (5% entièrement d'accord et 10% plutèt d'accord). C'est le résultat d'un sondage effectué sur un échantillon représentatif de la population belge de plus de 18 ans, mené par INRA (IPSOS) à la demande de GAIA. 1006 personnes furent interrogées entre le 5 et le 13 août 2004. La marge d'erreur maximale est de 3,1%. Les résultats ont été présentés lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

-A 86% en faveur d'une interdiction, la plupart des jeunes entre 18 et 34 ans sont convaincus qu'il faut fermer les élevages d'animaux à fourrure en Belgique.

-Dans tous les groupes d'âge les femmes sont un peu plus nombreuses (83%) que les hommes (73%) à vouloir une interdiction de l'élevage des animaux pour la fourrure.

-Seulement un ménage belge sur dix dit posséder un manteau de fourrure ou une veste avec des garnitures en vraie fourrure.

-72% des Belges ne savent pas que les animaux à fourrure sont tués par gazage (visons) ou par électrocution anale (renards).

-36% savent que les animaux à fourrure dans les élevages sont détenus dans des cages exiguës.

-Il n'y a presque pas de différence entre les réponses de sondés venant de classes sociales plus aisées ou plus modestes.


Mad. Maria Eagle, actuellement ministre britannique pour les Personnes Handicapées, était également présente à la conférence de presse.
Venue spécialement à Bruxelles à l'invitation de GAIA, la ministre Eagle est l'architecte de la loi britannique interdisant l'élevage d'animaux pour la fourrure au Royaume-Uni. Cette interdiction est entrée en vigueur en 2003. La ministre britannique a expliqué comment cette interdiction a vu le jour dans son pays. Dans l'après-midi, elle aura un entretien sur cette question avec des parlementaires belges et avec le président du SP-A, Steve Stevaert.

-GAIA lance une pétition pour l'abolition des élevages d'animaux pour la fourrure en Belgique. GAIA a aussi présenté un nouveau dossier d'information réfutant les arguments et les fausses vérités du secteur de la fourrure.

-GAIA a aussi montré des images vidéo des multiples souffrances endurées par les animaux pour la fourrure, entre autres des images de visions morts et mourants, gisant sur le sol de leur cage; ainsi que des images récentes d'élevages belges, illustrant que dans notre pays aussi, les animaux à fourrure sont maltraités et souffrent indubitablement pour la fourrure. Nicki Brooks, directeur de l'association britannique Respect for Animals, a apporté des précisions sur la souffrance de ces animaux. On voit sur les images comment des visons et des renards, enfermés dans de très petites cages inconfortables (64cm x 100cm pour 1 à 2 renards et 30 cm x 86 cm pour 2 à 3 visons), présentent un comportement anormal, dérangé : les animaux sautent constamment sans but ou raison, font des aller-retour incessants vers le coin à dormir, tournent constamment en rond, tournent le cou et se mettent contre le cèté de la cage; les visons ont des plaies ouvertes à la patte et à la queue, le résultat d'automutilations ou d'agressions entre les animaux. Les visons mordent en effet leur propre patte ou leur queue jusqu'à mettre l'os à nu.

-Les images montrent la situation dans les élevages de Belgique, de Grande-Bretagne (avant l'interdiction) et de Scandinavie. La façon dont les animaux sont détenus ainsi que les méthodes de mise à mort sont à peu près les mêmes partout. On tue les renards par électrocution. Le renard est attaché par une boucle autour du cou et de la queue. L'animal essaie de se débattre. Une barre munie d'électrodes est enfoncée dans leur anus et dans leur gueule. C'est ainsi que les renards sont électrocutés pour leur fourrure. Les visons sont principalement gazés. Ils sont attrapés et sortis de leur cage avec brutalité. Les visons ne sont pas des animaux domestiques ni apprivoisés, mais des animaux sauvages et par définition difficiles à manipuler. L'éleveur n'attrape donc pas les animaux à mains nues. Pour pouvoir saisir certains animaux il utilise la force et cogne brutalement les animaux contre la paroi de la machine de gazage. Selon le rapport 'Le bien-être des animaux détenus pour la production de fourrure' du Comité scientifique vétérinaire de la Commission européenne (2001), pas moins de 42% des visons ont une queue mutilée, dont 22% gravement mutiliée.

-En Autriche l'interdiction des élevages d'animaux pour la fourrure est entrée en vigueur en 2005. GAIA demande au ministre chargé du Bien-être animal, Rudy Demotte, de prendre les mesures nécessaires en vue de supprimer les élevages d'animaux pour la fourrure dans notre pays. 'La vaste majorité de notre population veut que la Belgique suive l'exemple de la Grande-Bretagne et de l'Autriche,' dit la directrice de GAIA, Ann De Greef. 'En révélant ces images, nous voulons montrer les multiples souffrances cachées des animaux à fourrure. Ces souffrances existent. GAIA espère que les personnes (peu nombreuses) qui possèdent encore un manteau ou une veste garnie de fourrure ne se voilent pas la face devant cette souffrance. GAIA espère que ces personnes, ou celles qui avaient l'intention d'acheter un manteau en fourrure, puissent prendre conscience de cette souffrance et revenir à de meilleurs sentiments.'

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