À l'occasion de la journée mondiale des animaux de laboratoire, des défenseurs des droits des animaux de Belgique (GAIA), de Grande-Bretagne, de France, d'Allemagne, du Danemark, de Finlande et d'Autriche ont protesté aujourd'hui auprès de la Commission européene chargée de l'environnement contre l'intention de la Commission européenne de faire tester ou retester plusieurs milliers de substances chimiques existantes sur des millions d'animaux de laboratoire supplémentaires. Quarante activistes ont symbolisé l'immense souffrance animale qui, durant les dix à vingt années à venir, sera causée par ce programme massive d'empoisonnements. En outre, ces expérimentations animales produiront des résultats peu fiables. Les activistes, membres d'associations affiliées à la Coalition européenne pour mettre fin à l'expérimentation animale, ont régalé les représentants de la Commission d'un concert incessant et monotone de battements de bidons d'huile sur lesquels figurait une tête de mort (symbole de l'empoisonnement massif d'animaux). Il s'agit du plus vaste programme d'expérimentation animale qui ait jamais existé dans l'histoire de l'UE. La Coalition exige que la Commission se serve le plus possible des informations existantes sur les substances chimiques et fasse tout d'abord mettre au point des méthodes alternatives satisfaisantes. Celles-ci sont plus rapides et moins onéreuses que les essais sur les animaux, tout en produisant souvent des résultats plus précis et plus pertinents. Les activistes ont remis près de 424.000 signatures au Commissaire chargé de l'environnement ; une délégation a été reçue par les experts de la Commissaire, Mad Walström.
Aujourd'hui, la Cour Européenne de Justice à Luxembourg a suivi l'avis de l'avocat général, et a déclaré irrecevable le recours de la France contre la directive de l'UE sur les cosmétiques. A partir de 2009, les cosmétiques ne pourront plus être testés sur des animaux dans l'Union Européenne. Les cosmétiques testés ailleurs ne pourront plus être vendus dans l'UE après 2013. La France a tenté d'empêcher ces interdictions mais heureusement, la Cour s'est rangée à la position de la Coalition européenne pour la fin de l'expérimentation animale et l'Eurogroup for Animal Welfare, représentées en Belgique par GAIA. La France se verra aussi imputer les frais de justice.
La France compte quelques-unes des plus importantes industries de cosmétiques d'Europe et effectue le plus grand nombre de tests pour les cosmétiques. Le gouvernement français a prétendu que l'interdiction était en contradiction avec les règles de l'Organisation Mondiale du Commerce mais à tort.
Ann De Greef, directrice de GAIA, a déclaré: 'Nous sommes ravis de cette décision de la Cour. La Cour confirme ainsi que les interdictions d'effectuer des tests cosmétiques et de mettre sur le marché ces produits sont bien licites et pas du tout contradictoire avec la loi relevant de la compétence de l'UE.'