Communiqué de Presse © GAIA
| | 14 octobre 2009 |
GAIA déverse 20 000 boules roses dans le hall d'entrée de la FWA
Coup d'éclat contre la cruelle castration des porcelets
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Ce matin, un tracteur avec remorque a déchargé quelque 20 000 boules roses au siège de la Fédération Wallonne de l'Agriculture (FWA). Contrairement aux apparences, il ne s'agissait pas d'une manifestation d'éleveurs en colère, mais d'une action menée par les militants indignés de l'association de défense des animaux GAIA, qui ont déversé les milliers de boules dans le hall d'entrée de la Fédération. Une action symbolique destinée à illustrer l'opposition de 20 000 signataires de la pétition de GAIA à la castration à vif des porcelets, lancée sur internet en même temps que sa nouvelle campagne "Avoir les boules", il y a 3 semaines à peine. Les militants ont brandi des pancartes montrant des porcelets paisibles et heureux, tandis qu'une affiche rappelait, photo à l'appui, la réalité crue de la castration à vif. Michel Vandenbosch, Président de GAIA, a pour l'occasion apporté une paire de boules en massepain au Président de la FWA, René Ladouce. "Puisse un peu de douceur tempérer les moeurs cruelles", a-t-il espéré. Au même moment, une autre équipe de militants de l'association déversait 20 000 autres boules au siège du Boerenbond à Louvain, tandis qu'Ann, De Greef, Directrice de GAIA, offrait elle aussi deux boules de massepain rose au Président de l'organisation des agriculteurs flamands.
Coup d'éclat de GAIA contre la cruelle castration des porcelets: 20 000 boules roses déversées ce matin dans le hall d'entrée du siège de la FWA (Fédération Wallonne de l'Agriculture)
Pourquoi cette action ?
Pour GAIA la coupe est pleine. Chaque année, 5.6 millions de porcelets continuent à être castrés à vif, alors que des alternatives bien plus respectueuses des animaux sont disponibles pour contrer l'odeur de verrat, telles que le vaccin Improvac, l'abattage de porcs mâles non castrés à un poids inférieur à 85 kg, la détection de l'odeur sur la ligne d'abattage par nez électronique, ou par nez humain après échantillonnage. Michel Vandenbosch : "Mettons un terme une fois pour toute à cette pratique abusive. La castration chirurgicale et sans anesthésie doit être abolie : sans interdiction légale, le secteur poursuivra indéfiniment ses manoeuvres dilatoires." Le président de GAIA poursuit : " En 2007, toutes les parties impliquées avaient conclu que le vaccin Improvac serait inoculé en élevage dès l'homologation du produit sur le marché européen. Bien que le vaccin soit désormais disponible et que d'autres alternatives existent, le secteur s'évertue à trouver de nouvelles raisons pour échapper à ses responsabilités. Sa dernière trouvaille : 3 ans supplémentaires seraient désormais nécessaires pour mener de nouvelles recherches en Flandres, en partie avec l'argent du contribuable. Pour GAIA, ceci est totalement inacceptable." GAIA appelle donc au boycott de la viande de porcs, aussi longtemps que souffriront des millions de porcelets.
* Le 23 septembre dernier, GAIA a lancé sa nouvelle campagne via des encarts publiés dans la presse. Les annonces rappelaient aux éleveurs que les rasoirs servent à se raser, et non à castrer les porcelets. ** La castration est pratiquée dans le but d'éliminer les risques d'apparition d'une "odeur de verrat" désagréable dans la viande lors de la cuisson. Ce risque est toutefois minime, dans la mesure où seule une faible proportion d'animaux en est réellement porteuse (moins de 5%), et qu'une part des consommateurs seulement y est sensible. *** La vaccination présente également des avantages économiques : ainsi les porcs présentent un meilleur gain de poids, qui compense le coût du produit après la première injection.
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