Lapins élevés en batterie

L'élevage intensif de lapins en cages pose de sérieuses questions pour le bien-être animal. Peu d'entre nous se représentent des lapins croupissant dans des cages semblables à celles des poules en batterie. Et pourtant, la majorité des lapins grandissent dans de tels élevages, soit 500 000 lapins chaque année en Belgique. La mortalité élevée caractérise cette industrie : plus de 25% des lapins meurent avant l'abattoir.

GAIA demande l'interdiction de l'élevage en batterie des lapins. Des alternatives comme l'élevage en parcs permettent aux lapins de vivre dans un environnement plus riche, moins inconfortable et plus adapté à leurs besoins élémentaires.

Nos résultats

2009 : GAIA révèle la vie des lapins de chair dans des élevages belges et le déroulement de leur abattage 2009 : GAIA révèle la vie des lapins de chair dans des élevages belges et le déroulement de leur abattage
Colruyt, Dehaize et Lidl proposent une alternative issue d'élevages en parcs, plus attentive au bien-être des lapins Colruyt, Dehaize et Lidl proposent une alternative issue d'élevages en parcs, plus attentive au bien-être des lapins
2012 : 55 358 signatures pour une interdiction de l'élevage de lapins en batterie sont remises au fédéral 2012 : 55 358 signatures pour une interdiction de l'élevage de lapins en batterie sont remises au fédéral
Elaboration d’une feuille de route avec les organisations agricoles Boerenbond et FWA pour réformer le secteur Elaboration d’une feuille de route avec les organisations agricoles Boerenbond et FWA pour réformer le secteur
2012 : Plus de lapin de batterie chez Albert Heijn 2012 : Plus de lapin de batterie chez Albert Heijn
2013 : Carrefour ne vend plus de viande de lapins élevés en batterie 2013 : Carrefour ne vend plus de viande de lapins élevés en batterie
2013: Sodexo n'offre plus de viande de lapins élevés en batterie 2013: Sodexo n'offre plus de viande de lapins élevés en batterie
2013 : L’accord conclu avec la FWA et le Boerenbond donne lieu à une loi, prévoyant la fin de l’élevage en cages 2013 : L’accord conclu avec la FWA et le Boerenbond donne lieu à une loi, prévoyant la fin de l’élevage en cages

Ressources

  • pdf

    Enquête sur le bien-être animal dans l'élevage cunicole belge

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    The Impact of the current housing and husbandry systems on the health and welfare of farmed domestic rabbits

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Législation sur le Bien-être animal

En savoir plus

Depuis 2013, un arrêté royal fixe les adaptations obligatoires qui devront être apportées aux élevages de lapins. Si la solution des parcs est mise en avant, les périodes transitoires sont bien trop longues, surtout pour les animaux reproducteurs qui peuvent encore être enfermés dans des cages jusqu'en 2025 dans certains cas.

Les lapins en cages disposent d'une surface disponible inférieure à celle d'une feuille A4 (500cm2). Les cages sont si petites et si basses que les lapins ne peuvent même pas se tenir debout. Le fond de cage grillagé provoque des douleurs et des lésions aux pattes.

L'organisme fragile des lapins les rend particulièrement sensibles aux maladies et aux épidémies. Les infections digestives et respiratoires sont les principales causes de mortalité en élevage : coccidiose, myxomatose, syndrome viral hémorragique, entéropathies, pneumonies... Cette situation implique un usage considérable d'antibiotiques et de médicaments, notamment sous la forme d'additifs incorporés aux aliments.

Cages inadaptées

L'EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments) s'est penchée sur le bien-être des lapins de chair. On lit notamment dans son rapport (2005) : "Les inconvénients du sol grillagé sont nombreux : il est inconfortable et peut entraîner des lésions aux pattes potentiellement douloureuses, et qui peuvent s'infecter."

Comportements anormaux

Les scientifiques de l'EFSA mettent en garde contre les comportements anormaux qui découlent du système actuel d'élevage de lapins en cages : agressivité, cannibalisme des mères, stéréotypies (mouvements répétitifs de la tête ou du corps). Le manque d'espace, l'isolation sociale, la pauvreté du milieu et l'impossibilité d'exprimer des comportements naturels comme gratter, sauter, effectuer une toilette normale, ont été identifiés comme la cause de ces pathologies.

Frustrations maternelles

Dans la nature, les lapins vivent en groupes d'une centaine d'individus et leur domaine s'étend sur plusieurs hectares. Ils y creusent des galeries complexes. Les femelles creusent un trou spécifique pour mettre bas, qu'elles rebouchent soigneusement de mousse et de leur propre duvet à chacune de leurs sorties.

En élevage, les lapins reproducteurs sont isolés dans de très petites cages individuelles. Les mères ne sont déplacées que pour la mise bas, et sont rapidement séparées de leurs petits. Un comportement déviant de cannibalisme maternel est fréquent. Les femelles sont réinséminées artificiellement pendant la lactaction, et les chaleurs sont accélérées par traitement hormonal. Lorsque leur productivité n'est plus maximale, les mères sont sacrifiées, généralement avant un an.

Souffrances prolongées à l'abattoir

Les jeunes lapins sont abattus pour leur viande vers l'âge de 12 semaines. L'électronarcose appliquée manuellement n'est pas toujours correctement effectué, et dans ces conditions, de nombreux lapins sont crochetés et égorgés encore conscients sur la ligne d'abattage. Une étude italienne menée sur 1020 lapins en abattoir ainsi que l'agence européenne EFSA ont signalé ces points critiques pour le bien-être animal, également visibles sur la vidéo d'enquête de GAIA.

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